/news/currentevents
Navigation

Ils songent à porter plainte contre la police

Les voisins de l’homme suicidaire abattu par le SPVM cette semaine doutent qu’on lui ait laissé une chance

Coup d'oeil sur cet article

Les voisins d’André Benjamin, ce sexagénaire suicidaire abattu par la police lundi dernier, pourraient déposer une plainte en déontologie policière.

<b>André Benjamin</b><br /><i>Abattu</i>
Capture écran
André Benjamin
Abattu

Les résidents de l’arrondissement de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve veulent savoir s’il y a eu faute ou non de la part des agents.

«Nous n’en avons pas contre le corps policier. Au contraire, les agents doivent régulièrement sauver des vies, le genre d’histoire qui ne fait pas toujours la manchette. Mais ici, on a l’impression que quelqu’un était en détresse psychologique et qu’on ne lui a pas donné de chance», affirme sa voisine Anook Lafrance Lachapelle.

Arrêté la semaine dernière

Le conjoint de Mme Lafrance Lachapelle, Jarrod Jawne, était dans l’immeuble lorsque les coups de feu ont été tirés par les policiers.

«Les agents ont demandé à M. Benjamin d’ouvrir la porte, sans explication, sans dire qu’ils étaient de la police. La porte s’est ouverte, suivie de coups de feu.»

Par ailleurs, André Benjamin avait été arrêté par les policiers de Montréal la semaine dernière, quelques jours avant sa mort.

Les circonstances entourant son arrestation racontée par des proches ne sont cependant pas claires. Il aurait été arrêté à l’extérieur de son logement après un rendez-vous avec une travailleuse sociale. On ignore si la travailleuse sociale a alerté les policiers après la rencontre, inquiète du comportement de M. Benjamin.

«Selon moi, les policiers devaient normalement le connaître. Dans leur système, ils auraient dû voir que le gars avait déjà été arrêté, cinq jours avant, et qu’il n’était pas violent du tout», a relaté un ami et collègue de travail.