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Les buanderies publiques contestées

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La buanderie Blanchelle demande au Bureau de la révision permanente des programmes de réévaluer la décision du ministère de la Santé de construire les buanderies publiques Partagec et Lavérendière, a appris Le Journal.

Dans une lettre adressée au premier ministre Couillard, à titre de responsable du Bureau de la révision, l’entreprise allègue que le processus d’attribution de ces contrats publics de près de 60 millions $ aurait été entaché d’irrégularités.

La buanderie Blanchelle fait notamment état d’un «conflit d’intérêts évident» du Groupe d’approvisionnement de l’ouest du Québec, l’organisme qui fait les appels d’offres et qui, affirme-t-on, compte parmi ses instances et ses effectifs des promoteurs de l’un des projets publics en concurrence avec les offres du privé.

«Prévisions irréalistes»

«Les prévisions de croissance salariale des offres du public sont de 2 % à 3 % sur 20 ans, alors que les augmentations salariales ont plutôt tendance à suivre l’inflation d’environ 2 % par année, ce qui signifie des coûts de main-d’œuvre sous-estimés de 45 % à terme», stipule le document expédié au premier ministre et dont Le Journal a obtenu copie.

Le président de la buanderie Blanchelle, Pierre Ferron, soumet une série d’arguments visant à remettre en question la décision du ministère de la Santé.

«Les offres du secteur public prévoient que le nombre d’employés va augmenter sa productivité de 60 % en 20 ans, ce qui est complètement irréaliste», lit-on.