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Un film de Noël tourné avec son propre argent

Jean-Marie Corbeil et Elisabetta Fantone prennent l’affiche dans le film Papa est devenu un lutin

Une scène du film Papa est devenu un lutin. Déjà tourné, le film attend un distributeur pour une sortie en salles.
photo courtoisie Une scène du film Papa est devenu un lutin. Déjà tourné, le film attend un distributeur pour une sortie en salles.

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Avec ses propres économies, un cinéaste québécois a tourné un film de Noël qui met en vedette Jean-Marie Corbeil et Elisabetta Fantone. Dominique Adams cherche maintenant un distributeur et souhaite une sortie en salles au mois de décembre.

Inconnu dans le milieu du cinéma au Québec, Adams n’avait pas envie d’attendre d’obtenir une hypothétique subvention de la SODEC ou de Téléfilm Canada pour tourner son film.

Son plan? Copier une formule à succès, celle du film Elf avec Will Ferrell, et en faire une version québécoise intitulée Papa est devenu un lutin. Pour économiser, il a planté sa caméra à un seul endroit, dans un chalet près de Gatineau.

«C’est un Elf québécois en français avec une histoire originale. Je crois qu’il a sa place dans les salles. L’an passé, tout le monde est allé voir La guerre des tuques. Quand j’ai fait Papa est devenu un lutin, je voulais un film qui soit aussi divertissant pour les adultes que pour les enfants», explique Adams.

Bénévolat et commandites

Adams comptait sur un budget qu’il évalue entre 30 000 et 40 000 $, puisé dans ses poches et celles de deux jeunes producteurs qui ont accepté de sauter dans l’aventure.

Il estime cependant que le film «a une valeur de deux millions de dollars» quand il calcule le temps investi bénévolement par une trentaine de personnes, acteurs inclus.

«Si le film fait de l’argent, tout le monde va en bénéficier. Si on avait dû payer tout le monde, il n’y aurait pas eu de film», dit celui qui a aussi obtenu des commandites.

«Le directeur photo a investi en fournissant une caméra à 80 000 $, Mercedes nous a passé un VUS, les images de drones proviennent d’une compagnie ontarienne», énumère-t-il.

Maintenant que le film est achevé, la prochaine étape sera de trouver un distributeur. «Il y en a un qui a demandé une copie. Ils ont ça en main depuis quelques jours. Si ça ne fonctionne pas, on le distribuera nous-mêmes. Mais seulement en dernier recours.»