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Vins d’épiceries et de dépanneurs: la SAQ favorable à l’affichage des cépages

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La Société des alcools du Québec (SAQ) se dit maintenant ouverte à voir apparaître les noms des cépages et des appellations sur les bouteilles de vin vendues dans les épiceries et les dépanneurs.

«Nous sommes tout à fait d’accord avec une modification réglementaire qui permettrait l’affichage des cépages sur les étiquettes des bouteilles de vins vendues en épicerie et dépanneur» a indiqué au Journal le porte-parole de la SAQ, Renaud Dugas.

La SAQ donne ainsi son appui à l’importateur québécois Julia Wine qui réclame le droit d’afficher les noms des cépages et des appellations sur ses bouteilles de vin distribuées et vendues partout au Québec, notamment dans les dépanneurs Couche-Tard et les magasins-entrepôts Costco.

Dans une mise en demeure signifiée lundi au gouvernement du Québec, Julia Wine a fait valoir que la réglementation en vigueur au Québec contrevenait à la Charte canadienne des droits et des libertés.

Julia Wine vient d’ailleurs d’embaucher le réputé avocat-plaideur Julius Grey pour défendre sa cause devant les tribunaux.

Depuis 1978, la réglementation québécoise interdit cette pratique, limitant largement les informations disponibles sur les bouteilles de vin dans les dépanneurs et les épiceries.

Des amendements de la CAQ

La Coalition avenir Québec (CAQ) croit que le gouvernement Couillard doit au plus vite changer la réglementation sur l’étiquetage des bouteilles de vin.

La CAQ déposera demain (mardi) des amendements au projet de loi 88 permettant la vente de vin et de boissons artisanales du Québec dans les épiceries et les dépanneurs.

Le projet de loi 88 est à l’étude devant la Commission parlementaire des finances publiques.

«On va demander au gouvernement que l’affichage des cépages et des appellations soit dorénavant permis dans tous les commerces au Québec qui vendent des vins, et ce, dans l’intérêt des consommateurs québécois», a fait valoir au Journal le député de la CAQ, François Bonnardel.

Selon ce dernier, «aucune raison ne justifie actuellement une telle réglementation au Québec.

«Les consommateurs ont le droit de savoir ce qu’ils boivent», a indiqué le député caquiste de Granby.

Julia Wine n’est pas le seul joueur de l’industrie du vin au Québec à exiger des changements profond à la la réglementation sur l’étiquetage des bouteilles de vin.

Comme l’annonçait Le Journal en février, le géant Constellation Brands (cotée à la Bourse de New York), réclame lui aussi que les noms des cépages soient maintenant affichés sur les étiquettes des bouteilles de vin vendues dans les épiceries et les dépanneurs.

Constellation Brands, qui possède plusieurs usines d’embouteillage au Canada, vient d’embaucher une firme de lobbying pour faire bouger les choses.