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Un père endeuillé lance un message de courage

Trois enfants de Patrick Desautels ont été assassinés

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Photo Capture d'écran, TVA Nouvelles Patrick Desautels, dont trois enfants ont été assassinés par leur mère Sonia Blanchette en 2012, a lancé un message d’espoir, hier, lors d’une réunion de l’AFPAD.

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La vie ne sera plus jamais la même pour Patrick Desautels, dont trois enfants ont été assassinés en 2012, mais il a tenu à livrer un message de persévérance, samedi, lors du rassemblement de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues.

Lors de cette réunion de l’AFPAD, samedi, à Chambly, de nombreuses familles ont pu échanger, en plus de récolter de l’argent pour soutenir les membres de l’Association. L’un des objectifs de cette dernière est de briser l’isolement et de contribuer au développement de liens de solidarité entre les familles.

Patrick Desautels, dont les trois enfants ont été noyés par leur mère Sonia Blanchette à Drummondville, a livré un témoignage sur sa vie d’aujourd’hui, après la perte de ce qu’il avait de plus cher.

«Il s’agit d’avoir une mauvaise nouvelle et ça vient de défaire ta journée ou ta semaine, a-t-il dit en entrevue à TVA Nouvelles. Il y a des nuits durant lesquelles je ne dors pas bien. Juste d’être ici aujourd’hui pour parler avec d’autres gens, ça fait trois jours que je ne dors pas et ça va prendre une semaine ensuite à moins bien dormir. Tout me revient. C’est ma vie, aujourd’hui. Il faut vivre la vie une heure à la fois.»

Marta Rzepkowska a aussi vu son monde bouleversé l’été dernier lorsque son conjoint a assassiné leur poupon de 10 mois avant de mettre fin à ses jours.

Marta Rzepkowska. Mère endeuillée
Photo capture d'écran, TVA Nouvelles
Marta Rzepkowska. Mère endeuillée

Depuis, Mme Rzepkowska a du mal à se trouver en présence d’autres enfants.

«Quand je suis arrivée ici, je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant d’enfants, mais, en même temps, je suis bien entourée. Je suis ici pour rendre hommage à mon bébé», a expliqué la mère endeuillée présente au rassemblement annuel de l’Association des familles de personnes assassinées ou disparues à Chambly.

Dommages collatéraux

«Il y a beaucoup d’événements à la suite qui sont difficiles. Tous les dommages collatéraux. J’ai trois enfants qui sont souffrants en ce moment. Je ne peux pas m’écrouler. Je dois être forte pour les autres, pour les aider à s’en sortir.»

Chaque personne vit son deuil différemment. Pour Mme Rzepkowska, la solution est de rester occupée.

Mais dans les moments les plus sombres, elle peut compter sur l’aide de l’AFPAD. «L’organisation m’aide beaucoup dans mes moments de détresse», a-t-elle ajouté.

Depuis la perte de son petit Adam, pas un seul moment ne passe sans qu’elle pense à lui. «Quand je me réveille, je pense à mon bébé, et quand je me couche, je pense à mon bébé. Pour le moment, il y a à Montréal plein d’endroits où j’entre et où le premier souvenir que j’ai, c’est mon bébé», a conclu Mme Rzepkowska.