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La FTQ réitère sa menace de grève et de paralysie des chantiers

Yves Ouellet
Photo Le Journal de Montréal, Sarah Bélisle

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Le directeur général de la FTQ-Construction a confirmé mardi que les 78 000 travailleurs qu’il représente pourraient paralyser les chantiers du Québec si le gouvernement ne donne pas davantage de pouvoirs aux syndicats.

Questionné sur les ondes de TVA Nouvelles à savoir si l’organisme pouvait déclencher une grève s’il n’y a pas d’entente avec le gouvernement Couillard, le DG Yves Ouellet a répondu sans équivoque par l’affirmative.

«Oui, ça finirait par ça», a lancé M. Ouellet.

C’est exactement ce qu’il avait affirmé dans une entrevue publiée dans Le Journal mardi.

Il a toutefois cherché à adoucir son message, en soulignant qu’une grève n’est pas souhaitable parce qu’elle «retarde les chantiers et n’aide pas l’économie».

Pour ce faire, le dg du plus important syndicat dans l’industrie de la construction demande que la loi anti-briseurs de grève s’applique aux chantiers.

De plus, M. Ouellet exige que si de nouvelles conditions de travail sont négociées, qu'elles soient appliquées de façon rétroactive dès la fin de l’actuelle convention.

«On ne veut pas une grève parce que ça a un impact dévastateur sur l’économie du Québec. Mais si on n’a pas [ces deux éléments], le rapport de force n’est pas le même quand tu négocies [...] et l’impact est que, si on retourne en grève, ça retarde les chantiers», a continué M. Ouellet à TVA.

Voici ce que le directeur général de la FTQ-Construction a dit à notre journaliste au sujet de l’éventualité d’une grève sur tous les chantiers du syndicat l’an prochain :