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L’ado qui aurait découvert une cité maya accepte la critique

Il présente ses travaux à l’Université McGill

Le stand de William Gadoury à l’Expo-sciences attire de nombreux curieux après que les travaux du jeune homme sur les Mayas eurent fait le tour du monde.
Photo Agence QMI, Guillaume Picard Le stand de William Gadoury à l’Expo-sciences attire de nombreux curieux après que les travaux du jeune homme sur les Mayas eurent fait le tour du monde.

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Le jeune William Gadoury est très populaire à la 55e Expo-sciences pancanadienne qui se tient à l’Université McGill, alors que sa théorie sur les Mayas a suscité de vives réactions.

L’adolescent de 15 ans vit assurément des moments forts depuis qu’il a affirmé qu’il y a un lien entre la forme des constellations et la position des villes mayas. Cette théorie lui aurait permis de localiser une cité maya cachée au Mexique.

Il souhaite maintenant se rendre sur le terrain pour vérifier ses hypothèses et faire taire les critiques qui ont mis en doute ses travaux. Très mature, il n’est pas du tout démonté par ces voix discordantes.

«Je n’ai pas de problème avec la critique, a dit le jeune homme avec aplomb. L’avantage qu’a eu la critique, c’est que ça a fait progresser mes recherches. Les gens ont voulu savoir si c’est vrai ou pas, alors il va y avoir des recherches aériennes qui vont se faire prochainement et ça va confirmer s’il y a ou non présence d’une cité maya inconnue là-bas. La critique est nécessaire en science, sans elle on n’avancerait pas.»

Il explique lui-même le fruit de ses recherches, amorcées en 2012, année où les Mayas avaient prédit la fin du monde. «Je me suis rendu compte qu’il y a 117 cités mayas qui ont été déployées pour imiter la forme de 22 constellations. Quand j’ai trouvé une 23e constellation, je me suis rendu compte qu’il manquait une cité», a raconté William, qui est loin d’en avoir fini avec ses recherches.

Expéditions

L’ado de Saint-Jean-de-Matha qui se destine à une carrière scientifique est prêt à prendre part à une éventuelle expédition, en pleine jungle.

«J’essaie de trouver une équipe pour aller sur le terrain, ça ce sont les prochaines avancées, a-t-il poursuivi. Il faut trouver les moyens d’y aller, car c’est un terrain difficile d’accès, puis il faut aussi se donner les moyens d’explorer le site.»

Chris Hadfield

William a pu s’entretenir avec l’astronaute canadien Chris Hadfield, qui était de passage mercredi à l’Expo-sciences pancanadienne.

Chris Hadfield | Astronaute
Photo Agence QMI, Michel Desbiens
Chris Hadfield | Astronaute

«Je suis content d’avoir pu le rencontrer, c’est un accomplissement on pourrait dire. Je n’aurais jamais pensé pouvoir lui serrer la main. Je retiens de notre conversation qu’il ne faut jamais arrêter de repousser ses limites et même ne jamais s’en imposer.»

L’expo-sciences se tient jusqu’à dimanche.