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Touchant Bruel

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Artiste chouchou des Québécois, Patrick Bruel est de passage pour trois concerts  à la Maison symphonique, jusqu’à demain. Dans un spectacle réarrangé en version orchestrale avec l’OSM, le chanteur français se montre des plus touchant. Une prestation qui va droit au cœur.

L’introduction

Après une ouverture instrumentale de l’OSM, dirigée par Simon Leclerc, Patrick Bruel a fait son entrée par la foule. Entonnant sans micro les premières lignes de L’Italien, il a offert une très belle entrée en matière. Après avoir rejoint l’orchestre, il a pris son micro pour poursuivre le morceau. «Quel plaisir. Quel honneur, a-t-il dit. C’est au-delà de ce qu’on m’avait dit. S’il y a deux mots qu’on doit retenir de ce soir, c’est “émotion” et “partage”.»

Les succès

Bruel a fait plaisir à la foule en livrant certains de ses plus grands hits (Place des Grands Hommes, J’te mentirais, Qui a le droit, Casser la voix, J’te dis quand même). Le chanteur s’est aussi permis de refaire quelques pièces de Barbara, dont l’inévitable L’aigle noir. Le public a également eu droit à une belle surprise avec La complainte du phoque en Alaska et une reprise d’Aznavour (Non, je n’ai rien oublié). Un répertoire varié pour tous les goûts.

La cohabitation

N’ayant eu que trois répétitions avec l’OSM au cours des 48 heures précédant le concert, Patrick Bruel a d’abord semblé nerveux en compagnie de tous ces musiciens. Mais peu à peu, le chanteur a pris ses aises sur la scène et a pu se réapproprier son répertoire. Les nouveaux arrangements de l’OSM ont donné du coffre aux chansons et ajouté une certaine touche d’émotion.

La petite gaffe

Après avoir fait une intervention où il disait que pour la première fois de sa carrière, il y avait du public derrière la scène, Patrick Bruel a enchaîné avec la pièce Raconte-moi. Alors que l’orchestre venait de débuter le morceau, Bruel a manqué son signal pour chanter... car il buvait de l’eau! «Oh, je dois prévoir de plus longues interventions si je veux boire! Bienvenue à notre dernière générale», a-t-il lancé, sous les rires du public.

LE VERDICT

Difficile de ne pas apprécier les nouveaux arrangements des morceaux de Bruel. Appuyées par un orchestre symphonique, les pièces prennent une nouvelle dimension qui donne parfois des frissons. Un spectacle, ponctué de divers succès et quelques reprises, qui remplit bien les attentes.