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Sommet du G7: les soubresauts de l’économie au menu

Les sept puissances mondiales se rencontrent à Ise-Shima dès jeudi

Justin Trudeau et son épouse Sophie Grégoire en compagnie de l’empereur Akihito, au sanctuaire Meiji de Tokyo, plus tôt cette semaine.
Photo Le Journal de Québec, Dominique La Haye Justin Trudeau et son épouse Sophie Grégoire en compagnie de l’empereur Akihito, au sanctuaire Meiji de Tokyo, plus tôt cette semaine.

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ISE-SHIMA | Éclipsé du sommet du G20 en novembre dernier dans la foulée des attentats de Paris, le thème de l'économie s’imposera à la rencontre des sept leaders parmi les plus puissants de la planète, à laquelle prendra part Justin Trudeau.

Le premier ministre Shinzo Abe, hôte du sommet de jeudi et vendredi à Ise-Shima dans l’ouest du Japon, voudra recentrer les discussions autour des défis économiques mondiaux, marqués par la chute du prix du pétrole et le ralentissement économique chinois et des pays émergents.

«D’après moi, ce sera un G7 où l’on va discuter beaucoup de l’état de l’économie mondiale aujourd’hui et du facteur chinois dans cette économie mondiale pour revenir à la base du G7 qui est de discuter des moyens de stabiliser l’économie mondiale et de favoriser la croissance à long terme», estime le codirecteur de l’Observatoire de l’Asie de l’Est à l’UQAM, Éric Boulanger.

« Éléphant dans la pièce »

Absente du sommet, la Chine, deuxième économie mondiale, risque selon lui d’être «l’éléphant dans la pièce». Si son taux de croissance dépassait jadis les 10 %, les prévisions de 2016 la placent à son plus bas, à moins de 7 %.

Des divergences de vues sont toutefois à prévoir sur le thème de l’économie, prévient le directeur du Groupe de recherche du G7 de l’Université de Toronto, John Kirton. Le premier ministre japonais voudra prôner sa vision «Abenomics» de relance budgétaire, une stratégie de croissance à long terme avec déficits et investissements dans les infrastructures.

Trudeau

Or, si cette vision est fortement défendue par Justin Trudeau et soutenue par le président Barack Obama, elle risque d’être accueillie tièdement par la chancelière allemande Angela Merkel et le premier ministre britannique David Cameron.

Le premier ministre Trudeau profitera sans doute de rencontres bilatérales, aujourd’hui, avec Mme Merkel et le président français François Hollande pour promouvoir sa position face à une économie mondiale chancelante.

Selon M. Kirton, le consensus devrait davantage se retrouver sur les questions liées au terrorisme, aux changements climatiques et à la santé. L’évasion fiscale risque aussi de s’inviter dans le débat, à la lumière de la fuite des Panama Papers ayant éclaboussé hommes politiques, milliardaires, sportifs de haut niveau et célébrités.

M. Kirton est d’avis que le G7 sera l’occasion pour le premier ministre Trudeau de faire bonne figure, entre autres, sur l’enjeu des changements climatiques. Il s’agit de la première grande rencontre depuis la conférence de Paris, où en décembre dernier les pays se sont entendus pour maintenir la hausse des températures «bien en deçà de deux degrés».