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Des coupes en vue à la SAQ

La SAQ continue de payer le vin plus cher.
Photo d'archives La SAQ continue de payer le vin plus cher.

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La Société des alcools du Québec (SAQ) n’écarte pas de nouvelles compressions alors que toutes les dépenses de l’entreprise sont actuellement scrutées à la loupe.

La SAQ dit être très active ces temps-ci pour faire baisser ses frais de gestion et de réseau.

Le mois dernier, la société d’État a annoncé un plan de compression au sein de son personnel. Les mesures visaient une réduction de ses effectifs de 90 postes à temps complet.

Des sources internes ont indiqué au Journal que d’autres annonces de compressions sont à venir, notamment du côté du personnel.

La SAQ étudierait également plusieurs autres scénarios, dont celui de privatiser une partie ou l’ensemble des activités de son réseau de distribution.

En entrevue au Journal, le vice-président aux finances de la SAQ, Raymond Paré, a réitéré la volonté de la société d’État de «travailler très fort» pour réaliser «des gains d’efficience au cours des prochains mois».

«On veut continuer à s’améliorer. Et on est toujours à la recherche d’une optimisation pas juste au niveau du personnel, mais dans toutes les composantes de l’entreprise», a-t-il dit au Journal.

Sévères critiques

Il faut dire que les dernières semaines n’ont pas été de tout repos pour la SAQ.

La SAQ a été sévèrement écorchée par la vérificatrice générale du Québec à savoir qu’elle n’en faisait pas assez pour obtenir de meilleurs prix pour ses clients.

Par rapport aux prix observés en Ontario dans les magasins de la LCBO, la SAQ récolte 219 millions $ de plus par année dans les poches des consommateurs québécois.

La semaine dernière, le rapport de trois spécialistes indépendants (Frédéric Laurin, Yves Mailloux et Paul Daniel Müller) a mis en lumière des gains potentiels jusqu’à 150 millions $ pour les contribuables si le monopole de la SAQ prenait fin.

On le sait depuis des années, la SAQ continue de payer le vin plus cher que la moyenne des autres importateurs internationaux. Impensable.

Le «prétendu» pouvoir d’achat de la SAQ ne profite donc pas aux consommateurs. Car plus les prix du gros sont élevés, plus la SAQ fait de l’argent en raison de forts taux de majoration (moyenne de 135 %).

La SAQ reconnaît que son défi actuel «est de donner un service à la clientèle de grande qualité à un niveau d’efficience comparable à celui du commerce au détail».

On n’en attend pas moins.

À SURVEILLER CETTE SEMAINE

Résultats attendus pour Dollarama

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Le détaillant québécois Dollarama fera connaître mercredi matin ses résultats financiers trimestriels. Les analystes s’attendent à une autre solide performance. Dollarama compte maintenant 955 magasins au Canada. Depuis un an, le titre de Dollarama (DOL:TOR) a progressé de 28 %.

Que fera Sears Canada?

La SAQ continue de payer le vin plus cher.
Photo d'archives

Est-ce que les affaires vont mieux pour le détaillant Sears au pays? Mercredi, Sears Canada fera connaître la performance financière de ses magasins. Récemment, Sears a signé un contrat de 10 ans avec CGI pour la mise à jour et la refonte de ses systèmes informatiques. À la Bourse de Toronto, le titre de Sears s’échange ce matin à 3,91 $.

Des emplois pour le Québec?

La SAQ continue de payer le vin plus cher.
Photo d'archives

Tous les yeux seront tournés vendredi sur les données de StatCan portant sur la population active. Est-ce que l’économie du Québec se remettra en marche? On connaîtra également l’impact des feux de forêt en Alberta sur l’économie canadienne.