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The Cure: la nostalgie s’empare du Centre Bell

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MONTRÉAL – La nostalgie a investi le Centre Bell, mardi soir. Le groupe culte des années 1980 The Cure a attiré dans ses filets environ 12 000 fans, l’entraînant dans un marathon de trois heures dans un répertoire retraçant quatre décennies.

Un voyage dans le temps? Assurément pour les adeptes de la première heure, qui ont pu replonger dans cette atmosphère onirique, mélancolique, langoureuse, obsédante, où la basse occupe souvent l’avant-scène et dont la formation britannique a fait sa signature.

Si toutes les représentations enfilent une trentaine de titres, pas question pour autant d’offrir chaque fois le même spectacle. À ce titre, Montréal a été gâtée au lever de rideau avec «Out of This World», mais surtout avec «Pictures of You» et «Lovesong», deux chansons de l’album phare «Disintegration» (1989) que la foule a entonnées haut et fort. Alors qu’à Toronto, dimanche dernier, le scénario a été tout autre, «Kyoto Song», «A Night Like This», «Open» et «The Walk» ouvrant le bal.

Même style
À 57 ans, le meneur du groupe alternatif, Robert Smith, vêtu de noir, arbore toujours la même tête ébouriffée au fixatif, le même maquillage, loupes noires autour des yeux et rouge vif aux lèvres.

Sa voix est demeurée sensiblement la même, torturée et inimitable dans «High», de l’album «Wish» (1992), malheureusement enterrée par la basse, mais mieux accompagnée sur «A Night Like This».

Dans le mille
«Push» (1985), «In Between Days», et «Just Like Heaven» vives et colorées, ont frappé dans le mille, suscitant cris, clameurs et clappement de mains.

Au moment d’écrire ces lignes, nous avions franchi le tiers du parcours musical, et plusieurs succès attendus - «Fascination Street», «Hot Hot Hot!!!», «Let’s Go to Bed», «Why Can’t I Be You» et «Boys Don’t Cry » - n’avaient pas encore retenti dans l’antre du Centre Bell.

L’ancien guitariste de David Bowie
En quarante ans, la composition du groupe britannique a souvent changé. Mais depuis 2012, Robert Smith compte sur un noyau stable, composé de son bassiste de longue date Simon Gallum, Roger O’Donnel au clavier, Jason Cooper à la batterie, mais aussi de l’ancien guitariste de David Bowie, Reeves Gabrels. Tous irréprochables sur scène, bien que statiques.

En guise d’habillage, des images de la terre en rotation ou encore un iris en gros plan étaient projetés sur cinq panneaux verticaux à l’arrière-scène. Décor modeste, certes, mais avec un éclairage élaboré, adapté au répertoire.

Après Boston ce jeudi, The Cure se produira six fois au Madison Square Garden de New York, les 18, 19 et 20 juin prochains.

Depuis ses débuts, le groupe britannique a vendu plus de 30 millions d'albums à travers la planète et enregistré 13 albums en studios, sans compter les nombreux «Live» et les compilations.