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Le maire de Montréal interdit les pitbulls

Le maire Coderre voulait initialement prendre tout l’été pour élaborer la réglementation.
TOMA ICZKOVITS / AGENCE QMI Le maire Coderre voulait initialement prendre tout l’été pour élaborer la réglementation.

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MONTRÉAL – Le maire de Montréal, Denis Coderre, a annoncé samedi que les pitbulls et les chiens dangereux seront interdits sur le territoire de la métropole.

M. Coderre a indiqué que le récent rapport du coroner confirmant que la mort de Christiane Vadnais à Pointe-aux-Trembles avait bel et bien été causée par les morsures d’un pitbull, avait fortement influencé sa réflexion.

«Notre rôle est d’assurer la sécurité des citoyens, a-t-il dit, précisant qu’à la lumière de ce rapport, il était important de faire des changements dans les règlements existants.

«On veut s’assurer qu’on ne puisse revivre ce qu’on a vécu avec le drame de la famille Vadnais», a-t-il affirmé.

Les propriétaires de chiens possédant déjà des pitbulls devront se plier à des règlements restrictifs.

En plus des chiens de type pitbulls, la Ville déterminera d’autres types de chiens qui sont dangereux afin qu’ils soient interdits aussi.

«Si on bannit une race seulement pour la bannir, ils vont en inventer une autre», a soutenu Denis Coderre pour justifier le choix d’interdire plusieurs races de chiens.

La Ville respectera le droit acquis des Montréalais déjà propriétaires de chiens de type pitbull, mais les obligeront à faire stériliser leur chien et leur faire porter une micropuce d’identification. Si un propriétaire ne respecte pas la date butoir pour se conformer à ces exigences, leur chien pourrait être saisi.

«On va évaluer le comportement des propriétaires aussi», a-t-il dit.

«L’élément de dangerosité est parfois des deux côtés de la laisse», a-t-il ajouté.

Ces chiens devront aussi obligatoirement porter une muselière et être tenus en laisse dans les lieux publics. Les autorités pourraient saisir les pitbulls de propriétaires possédant un dossier judiciaire.

M. Coderre a indiqué en début de conférence de presse, qu’il y avait 335 000 chats et 145 000 à Montréal, et que seulement 14 % étaient enregistrés. Ce qui implique qu’un grand travail sur le terrain sera à faire pour appliquer les nouveaux règlements.

Les nouvelles mesures devraient être mises en place en septembre.

La SPCA est contre

La SPCA de Montréal a annoncé samedi qu’elle avait l’intention de contester le plan du maire Coderre. L’organisme de défense des animaux dit être contre les interdictions visant les races particulières, car il estime qu’elles sont inefficaces et retire toute responsabilité aux propriétaires. De plus, la SPCA dénonce tout règlement qui laisse croire que certains chiens sont méchants simplement en raison de leur apparence physique

«Les conséquences seraient énormes si une telle législation était adoptée. Cela impliquerait la mort de milliers de chiens ayant un bon comportement et qui peuvent être adoptés, simplement en raison de leur apparence physique, a dit Nicholas Gilman, Directeur général de la SPCA de Montréal. Nous ne laisserons pas cela arriver ici.»