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Scandale Cinar : Ronald Weinberg condamné à 9 ans de pénitencier

Scandale Cinar : Ronald Weinberg condamné à 9 ans de pénitencier
Photo d'archives

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Le fondateur de la maison de production Cinar, Ronald Weinberg, vient d’écoper de neuf ans de pénitencier pour une vaste fraude de 126 millions $.

Le fondateur de la maison de production Cinar a finalement écopé de neuf ans de pénitencier pour une vaste fraude de plus de 120 millions $, au grand soulagement des victimes.

«J’ai perdu, avec mon mari, les épargnes d’une vie, 500 000 $. La sentence ne compensera rien, mais on a plus confiance en la justice», a lancé Catharine MacDonald juste après la condamnation de Ronald Weinberg.

L’accusé de 65 ans a ainsi écopé de la peine presque maximale pour avoir détourné des millions de dollars de Cinar et pour les avoir camouflés dans des compagnies bidon aux Bahamas.

«Il a été poussé par la cupidité, a noté le juge Pierre Labrie. La fraude était planifiée, sophistiquée et difficile à détecter.»

Complices

Mais le fraudeur n’était pas seul dans cette vaste fraude, qui s’est déroulée de 1997 à 2005.

Weinberg a en effet profité de la complicité des financiers Lino Matteo, l’ex-PDG de la firme de courtage Mount Real, et John Xanthoudakis, qui dirigeait la société de placements Norshield.

Les deux hommes ont pour leur part écopé de huit ans de pénitencier. Le premier a joué un «rôle clé» dans le stratagème, tandis que Matteo a été un «mercenaire» dans l’aventure. «M. Matteo était comptable, il a mis son savoir au service [des complices]», a expliqué Me Céline Bilodeau de la poursuite.

Me Matthew Ferguson, lui aussi de la poursuite, s’est pour sa part réjoui de la sentence, ajoutant que cela envoyait un message fort contre les bandits à cravate.

Les trois accusés risquaient un maximum de 10 années d’incarcération.

L’avocate de Xanthoudakis, Me Isabelle Lamarche, ne s’est pas adressée aux médias, tout comme les proches de Weinberg venus assister à l’audience.

L’avocate du fondateur de Cinar, quant à elle, a annoncé qu’elle allait consulter son client afin de déterminer si elle compte interjeter appel.

«On n’en appelle pas juste pour en appeler», a dit Me Annie Émond avant de quitter le palais de justice de Montréal.

Claude Robinson était présent durant une partie de l’audience, et il est parti sans commenter.