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Obama pourrait tenir un discours rassembleur à Ottawa

Obama pourrait tenir un discours rassembleur à Ottawa
Photo AFP

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OTTAWA |  Alors que l’Union européenne se disloque et que le protectionnisme guette aux États-Unis, le président Barack Obama risque bien de profiter de son allocution devant le Parlement du Canada, mercredi, pour livrer un message rassembleur.

Les questions liées à l’environnement devraient rester au coeur du discours du président américain, selon les experts. Mais M. Obama pourrait être tenté de ramener à l’avant-plan la promotion du libre-échange et «ses effets bénéfiques sur les sociétés en utilisant l’exemple de la relation entre le Canada, les États-Unis et le Mexique», selon Louis Collerette, chercheur à l’Observatoire sur les États-Unis de la Chaire Raoul-Dandurand de l’UQAM.

Les chefs de ces trois pays se réunissent dans la capitale fédérale, mercredi, à l’occasion du Sommet des leaders nord-américains. En guise d’adieu, le président Obama a été invité à prononcer un discours au Parlement, en fin d’après-midi.

En livrant un plaidoyer en faveur du libre-échange, Barack Obama irait en quelque sorte à l’encontre de la tendance actuelle. Tant le républicain Donald Trump, que la démocrate Hillary Clinton ont promis d’ériger des barrières plus ou moins élevées au commerce, alors que la course à la Maison-Blanche s’intensifie.

Mais Barack Obama n’a jamais été aussi populaire auprès des Américains. Et, surtout, «il n’a pas besoin de se faire élire», affirme M. Collerette.

Justin Trudeau a tout intérêt à ce que son homologue américain fasse l’éloge des accords commerciaux en vigueur.

Face au vent isolationniste qui souffle au sud, le Canada doit relever le défi de protéger ses acquis «qui pourraient être menacés», estime Raymond Chrétien, un ancien ambassadeur du Canada à Washington aujourd’hui associé et conseiller stratégique au cabinet Fasken Martineau.

Le Canada montrera en quelque sorte l’exemple au chapitre de l’ouverture des frontières, en annulant prochainement les exigences de visas imposées aux Mexicains, une promesse électorale des libéraux de Justin Trudeau.

«C’est une très bonne chose pour le tourisme canadien», a affirmé M. Chrétien, qui a aussi été ambassadeur au Mexique dans les années 1980.

M. Obama pourrait aussi profiter de sa tribune pour lancer quelques flèches en direction du candidat républicain Donald Trump, croit Louis Collerette.

«Ce sera certainement un discours qui sera suivi attentivement au sud de la frontière», a-t-il affirmé.