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«Google paie des impôts dans tous les pays», dit son coprésident

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«Nous payons les impôts dans chaque pays où nous sommes», a assuré ce soir le coprésident de Google Europe, Carlo d’Asaro Biondo, alors que le géant de l’internet fait l’objet de multiples enquêtes sur sa fiscalité sur le continent.

«Les impôts se paient surtout là où la valeur est créée. Et Google crée sa valeur surtout aux États-Unis», a-t-il estimé sur l’antenne de la radio France Info.

«Nous avons un taux d’imposition global d’environ 20 %, c’est dans la moyenne de l’OCDE», a-t-il souligné.

Les locaux de Google à Madrid ont été perquisitionnés jeudi, dans le cadre d’une enquête sur sa fiscalité, et ses bureaux parisiens ont été perquisitionnés en mai pour des motifs similaires.

Le fisc italien réclame à Google 200 millions d’euros (287 M$ CAN), tandis que le Royaume-Uni a conclu un accord en janvier avec le groupe, qui a accepté de lui verser l’équivalent de 170 millions d’euros (244 M CAN) pour solder ses arriérés d’impôts.

Fiscalité favorable

Comme d’autres multinationales américaines du numérique, telles qu’Amazon ou Facebook, Google est régulièrement accusé en Europe et aux États-Unis de vouloir échapper aux impôts en choisissant de s’installer dans des pays à la fiscalité plus favorable.

L’Irlande, où Google est particulièrement présent avec plus de 5000 salariés et où il a réalisé «plus de 10 milliards d’euros d’investissements (14 M$ CAN)», selon M. D’Asaro Biondo, est aussi l’un des pays où l’impôt sur les bénéfices des sociétés (12,5 %) est le plus faible de l’UE.

«Les choix par rapport à la législation fiscale dans chaque pays ont été faits par la Commission européenne [...], aujourd’hui nous les appliquons», a argué vendredi M. D’Asaro Biondo, invitant à une révision des législations fiscales pour s’adapter à la globalisation des entreprises.