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Les jeunes aiment aussi boire du vin

Les jeunes aiment aussi boire du vin
Photo d'archives

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Les femmes préfèrent le rosé, les jeunes boudent tous les vins... Le monde bachique est constellé d’idées reçues quand il s’agit de ses consommateurs. Une vaste enquête quantitative et qualitative a consisté à vérifier si la jeune population préférait effectivement les cocktails et ne voulait pas entendre parler de la boisson de Bacchus. Verdict: mieux vaut ne pas s’en remettre aux clichés ou écouter les mauvaises langues...

Oui, les jeunes (18-24 ans) adorent se désaltérer ou faire la fête. Si le verre de cocktail séduit (34 % de consommateurs réguliers), la bière s’impose comme le choix le plus évident (41 % des 18-24 ans en consomment souvent). La consommation de cocktails tend à reculer avec l’âge: 27 % des 25-30 ans, 21 % des 30-35 ans.

Et le vin ?

Pour autant, s’il ne s’agit pas de leur boisson préférée, le vin peut être une option. Les jeunes femmes en sont d’ailleurs les meilleures ambassadrices «plus sensibles au rituel du vin et à son décorum», souligne l’étude. Elles consomment notamment du vin rosé, tandis que le champagne est envisagé comme une boisson de fêtes familiales pour toute la jeune génération.

Preuve qu’il est faux d’affirmer que les jeunes boudent le vin, 64 % confient avoir fait progresser leur consommation année après année et 21 % des 18-24 ans déclarent pour leur part que celle-ci augmentera au cours des cinq prochaines années. En France, près de la moitié de ces jeunes œnophiles dépensent entre 5 et 12 euros pour une bouteille de vin rouge.

Du rouge ?

Quant au choix du vin rouge, tout dépend si un jeune a été élevé dans une famil­le d’initiés. La couleur a été sacralisée par les codes de l’art de vivre à la française, et l’héritage des parents. Et dans ce cas, un jeune ne sera pas réfractaire à un petit verre, tout en admettant avoir besoin de temps pour apprendre à le déguster. Au total, 31 % des jeunes déclarent préférer le vin rouge aux autres couleurs.

«Même si les jeunes initiés (aux codes, pratiques et modes de consommation) ne deviendront pas tous forcément des amateurs de vin rouge, ils en acceptent l’héritage. La relation reste profonde et implique souvent un devoir de transmission. Dans les familles initiatrices, le rapport à l’alcool du jeune est moins excessif: apprendre le vin, c’est apprendre la maîtrise et la mesure», résume l’enquête.

Une analyse soutenue par les 56 % de sondés affirmant être ouverts à un apprentis­sage sur le vin.

Résultat: plus des trois quarts des jeunes (78 %) consomment de plus en plus de vin rouge parce qu’ils disent «avoir appris à l’apprécier».

Cette étude qualitative a été réalisée entre avril et mai 2016 sur Nantes et

Paris, appuyée par une étude quantitative auprès de 600 jeunes de 18 à 35 ans (filles et garçons).