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Ferrandez lance l’idée d’un péage

Luc Ferrandez
Photo Agence QMI, Maxime Deland Luc Ferrandez

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Pour imaginer la ville de demain, le maire du Plateau- Mont-Royal a lancé l’idée «un peu folle» d’un péage sur les réseaux sociaux, laquelle a engendré beaucoup de réactions.

«Aujourd'hui, on paie pour se stationner, mais c'est gratuit pour circuler, le message envoyé c'est : prenez votre voiture, mais ne vous arrêtez pas. Et si on faisait l'inverse ? Payer pour circuler, mais stationner gratuitement. Arrêtez-vous, c'est gratuit. De toute manière vous avez déjà payé en circulant», écrivait vendredi sur sa page Facebook Luc Ferrandez, maire du Plateau- Mont-Royal, proposant un péage pour les rues commerciales.

Précisions

Rapidement, une centaine d'idées et commentaires ont été publiés. À tel point que dès le lendemain, le chef de Projet Montréal a ajouté des précisions à son concept dans une seconde publication.

Tout en rappelant que le modèle ne s’appliquerait pas seulement à son arrondissement, il propose la libre circulation des covoitureurs et des adeptes de l'autopartage. Il suggère également des pistes cyclables et des voies réservées au lieu des stationnements qui, eux, se concentreraient dans les souterrains.

«Le stationnement dans des garages souterrains [serait] gratuit pour les trois premières heures. Le péage électronique, une seule fois par jour, à 4 $, par exemple, [rapporterait] plus d'un milliard par an [...] si bien qu'on pourrait investir en masse dans de vrais transports en commun», peut-on lire sur sa page Facebook.

Pas un projet

Surpris d’être questionné au sujet de ces publications, M. Ferrandez indique qu’elles ne sont pas en lien avec un quelconque projet qu’il planifie développer. 

«Ce n’est pas un projet ni des précisions sur un projet. Ça ne peut pas être appelé comme une intention ou une volonté, a-t-il expliqué. Ce n’est que la prise en compte de commentaires de gens [dans la deuxième publication].»

Il ajoute également qu’il n’aurait pas les pouvoirs de mettre de l’avant des mesures comme celles-ci. Son intervention servait plutôt à engendrer une discussion.
«Ce serait des négociations entre la Ville de Montréal et le gouvernement. Ce n’est même pas réaliste. C’est une discussion privée avec les gens pour voir de quoi pourrait être fait l’avenir parce que d’autres villes à travers le monde s’attaquent à ces questions-là.»