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Des filles s’approprient la discipline du longboard

Catherine D'avril est la fondatrice de l'école de longboard pour filles Longboard 4us.
Caroline Lévesque / 24 Heures Catherine D'avril est la fondatrice de l'école de longboard pour filles Longboard 4us.

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Une école de longboard destinée exclusivement aux filles permet de leur donner confiance, afin de maitriser ce sport dérivé du surf,  pratiqué majoritaire par les hommes.

Les filles en quête de sensations fortes peuvent suivre depuis l’an dernier à Montréal des cours avec Longboard 4us pour gagner de l’assurance dans cette discipline encore bien masculine, autant dans la rue que lors des compétitions.

Catherine D’avril, fondatrice de la seule école au Québec, veut démocratiser le sport et lancer comme messages aux filles de tous âges qu’elles sont capables de rouler et d’être autonomes sur cette grande planche.

«Je me suis rendue compte que les filles tripaient secrètement sur ce sport, mais que ça leur faisait peur, parce que beaucoup plus de gars en font. Il est aussi perçu comme plus extrême, avec les descentes à 80 km/h, par exemple.»

Engouement

L’engouement pour le longboard chez les filles, avec sa vitesse et les descentes dans les côtes, est présent. Si pour la première année de Longboard 4us, on comptait 40 élèves, une vingtaine ont ouvert le bal de la saison estivale cette année.

«À Montréal, je vois plus le longboard comme un moyen de transport», reconnaît Catherine D’avril, ajoutant qu’il faut sortir de la ville pour faire des descentes qui en valent la peine.

Pour un parcours plat et sans trop d’embuches, les adeptes peuvent s’en remettre à l’asphalte lisse du circuit Gilles-Villeneuve, la piste cyclable du canal Lachine, l’Esplanade du Parc olympique, ou n’importe quelles cours d’école ou stationnement désert.

Sensation de surfer

Caroline Simard suit des cours de longboard pour retrouver la sensation de surfer. «Ça correspond au même sentiment que j’ai quand je fais du surf, lance-t-elle d’emblée. Si je suis capable de combler le feeling du surf en ville avec le longboard, pourquoi pas?»

Il valait mieux commencer avec d’autres débutantes, comme elle, pour y aller à son rythme.

Lorsqu'elle a roulé pour la première fois sur un longboard, Caroline Simard a retrouvé le sentiment qu'elle a quand elle fait du surf.
Caroline Lévesque / 24 Heures
Lorsqu'elle a roulé pour la première fois sur un longboard, Caroline Simard a retrouvé le sentiment qu'elle a quand elle fait du surf.


Skateboard

Les adeptes de planche à roulettes aussi ne passent pas inaperçus à Montréal. Rappelons qu’au début juillet, près de 200 d’entre eux ont dévalé les rues de la ville pour faire valoir leur sport. Lors de cette occasion, des planchistes de la communauté ont rappelé le besoin d’obtenir de meilleures infrastructures dans les parcs et permettre la légalisation du skateboard dans certains lieux de la métropole.