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Gauche, droite, même combat

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Les contraires s’attirent et c’est exactement ce qui est arrivé avec Guillaume Wagner et Guy Nantel qui animaient, dimanche, le gala Gauche vs Droite, à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts, dans le cadre du festival Juste pour rire.

Les deux animateurs ont commencé par s’envoyer toutes leurs idées opposées au visage, sans souci du politiquement correct. À la fin de leur numéro d’ouverture, les deux ont finalement convenu que tout le monde était au même niveau. «Qu’on soit de droite ou de gauche, on se fait tous fourrer égal par nos politiciens», a conclu Guy Nantel.

Dans sa volonté de vulgariser l’opposition entre les deux idées politiques, Stéphane Fallu a fait quelques bons gags, mais son numéro était un peu décousu.

Adib Alkhalidey a immédiatement dit qu’il était de gauche parce qu’il est féministe «et aussi parce que les gens de droite veulent que je retourne dans mon pays».

Succès de la relève

Gagnant d’En route vers mon premier gala, Richardson Zéphyr s’est particulièrement bien défendu avec un numéro sur les différences entre les hétéros et les homosexuels, avec une théorie voulant que «deux hommes qui font l’amour, c’est plein de virilité. Faire l’amour à une femme, c’est gai!»

Eddy King avait choisi le même sujet de l’homophobie pour un numéro très drôle dans lequel il est revenu sur l’affaire Joël Legendre. «Les gens ont été méchants envers lui. Moi, j’étais jaloux. C’est mon fantasme de sortir ma quéquette devant une police, de lui demander de me sucer et d’avoir seulement une amende!»

Didier Lambert en était aussi à sa première participation à un gala Juste pour rire et il a obtenu un beau succès avec son numéro dans lequel il se moque des Français qui ont émigré au Québec. Une belle révélation.

En solo, Guy Nantel a fait fort en parlant de la venue des réfugiés au Canada, tout en tapant autant sur l’émission Les échangistes, les hommes politiques, les gens de gauche... Comme à son habitude, Nantel a livré un numéro drôle, grinçant, qui appuie toujours sur la corde sensible.

Dans un numéro efficace, Laurent Paquin a rapidement conclu que les épais étaient des deux bords. «Si tu vois pas les épais de ton bord, c’est parce que tu en fais partie.»

Guillaume Wagner a confié être de gauche, même s’il s’en méfie. Jean-François Mercier a conclu que le vrai clivage dans la société est d’être riche ou pauvre. On ne permet pas les mêmes choses aux deux.

Julien Tremblay a ramené son personnage et sa guitare. Ses textes sont bons, avec de très bons gags, mais son attitude sur scène peut devenir agaçante sur la durée.

Pour le numéro final, le comédien Antoine Vézina est venu incarner un juge de la Cour suprême pour tenter de départager les idées des deux animateurs du gala. Cabotin, il a volé la vedette.

 

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