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Travaux majeurs dans la ventilation

Les rénovations des systèmes flambant neufs qui ne sont pas conformes sont évaluées à 5 M$

CUSM
Photo courtoisie Des bâches protègent la zone de construction pour éviter la propagation de la poussière. Les travaux ont lieu le soir et la fin de semaine pour éviter du retard dans les chirurgies. Le tout devrait se terminer à la fin du mois d’octobre, espère la direction du CUSM.

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Environ un an après l’arrivée des premiers patients, de gros travaux sont déjà en cours pour corriger la ventilation d’origine du bloc opératoire du mégahôpital du CUSM, qui n’est pas aux normes.

Les travaux entamés en juillet se déroulent dans le «noyau stérile» du bloc opératoire de l’hôpital Royal Victoria.

«Quand on fait le monitoring des changements d’air à l’heure, on a noté que dans certains secteurs, ça n’atteignait pas la cible des normes», dit Imma Franco, directrice des services techniques, planification et immobilisation au Centre universitaire de santé McGill (CUSM).

L’équipe technique du CUSM a découvert les anomalies l’hiver dernier, mais elles datent de la construction d’origine, ajoute-t-elle.

<b>Imma franco</b><br> 
<i>Services techniques du CUSM</i>
Photo courtoisie
Imma franco
Services techniques du CUSM

Rappelons qu’en avril, le Groupe infrastructure santé McGill (GISM), qui a construit le CUSM en partenariat public-privé, a déposé une poursuite de 330 M$ contre le CUSM en raison de dépassements de coûts dans la construction du site Glen.

Dans un document juridique obtenu par Le Journal, GISM estime le coût des «travaux majeurs» de ventilation (à huit endroits) à environ cinq millions de dollars.

Pas aux normes

La ventilation du noyau stérile est primordiale, puisque tout le matériel utilisé au bloc opératoire y est entreposé.

«Le matériel doit être dans des conditions particulières pour éviter les infections et les microbes», explique Mme Franco.

Dès le 5 septembre, d’autres travaux de ventilation de la salle des soins intensifs pour enfants forceront la fermeture de 12 chambres. Les petits patients seront relocalisés à l’hôpital pour adultes pour quatre semaines.

Qui va payer ?

Quant au paiement de la facture, les deux parties se renvoient la balle.

«Ce sont eux [GISM] qui sont responsables pour 30 ans de corrections si ce n’est pas aux normes», dit Mme Franco, du CUSM.

De son côté, SNC-Lavalin (qui fait partie du GISM) répond qu’il s’agit d’une demande de modification à l’entente initiale.

«Nous considérons que ça ne fait pas partie de l’étendue de nos travaux. On effectue les travaux, et on va s’arranger avec le CUSM plus tard», dit Louis-Antoine Paquin, porte-parole chez SNC-Lavalin.

Poursuite

Par ailleurs, le CUSM assure que les problèmes de ventilation n’ont pas engendré de pertes de matériel ou de problèmes de santé jusqu’ici.

«C’est vraiment préventif. On ne veut pas que ça arrive, on veut que ce soit 100 % parfait», note Mme Franco.

Aucun retard n’a été noté dans les chirurgies, dont la cadence est ralentie par l’horaire d’été. Le site Glen a accueilli ses premiers patients en avril 2015.

Des bâches protègent la zone de construction pour éviter la propagation de la poussière. Les travaux ont lieu le soir et la fin de semaine pour éviter du retard dans les chirurgies. Le tout devrait se terminer à la fin du mois d’octobre, espère la direction du CUSM.
Photo courtoisie
Des bâches protègent la zone de construction pour éviter la propagation de la poussière. Les travaux ont lieu le soir et la fin de semaine pour éviter du retard dans les chirurgies. Le tout devrait se terminer à la fin du mois d’octobre, espère la direction du CUSM.

Des milliers de problèmes

Depuis la livraison du site Glen en novembre 2014, quelque 3000 anomalies ont été rapportées. Voici quelques exemples:

  • Circuits électriques insuffisants dans les chambres, les salles d’opération et les soins intensifs
  • Manque de prises de courant
  • Accès insuffisant à des gaz médicaux
  • Manque de prises d’accès internet
  • Plancher rugueux dans la salle stérile de la pharmacie