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D’autres malades à la Ville de Terrebonne

Peu après des visites de l’UPAC, des proches du maire ont pris congé et quatre élus ont quitté le parti

Jean-Marc Robitaille.
Photo d'archives Jean-Marc Robitaille.

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Quatre élus de Terrebonne ont claqué la porte ce matin au parti du maire Jean-Marc Robitaille, qui fait présentement l'objet d'une enquête de l'UPAC.

Deux autres membres du cabinet du maire de Terrebonne ont été frappés par la maladie quelques semaines après avoir reçu à deux reprises la visite des enquêteurs de l’UPAC chez eux.

Le directeur de cabinet du maire Jean-Marc Robitaille, Daniel Bélec, ainsi que sa femme et conseillère municipale, Marie-Claude Lamarche, ont tous deux signalé à la Ville qu’ils prenaient un congé de maladie il y a un peu moins de deux semaines, a appris Le Journal. Ils suivent le maire Robitaille, qui s’était lui aussi retiré quelques jours plus tôt pour des raisons médicales.

Les deux proches de M. Robitaille n’ont donc pas fait d’apparences publiques depuis que les enquêteurs de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) ont débarqué chez eux le 26 juillet dernier. C’était leur deuxième visite en autant de semaines.

Le Journal révélait à ce moment-là que les policiers cherchaient de l’information en lien avec la thèse comme quoi leur spectaculaire entrée en pavé uni aurait été construite en tant qu’avantage de la part d’une firme ayant aussi des liens d’affaires avec la Ville.

Plus tôt cet été, la demeure de M. Bélec et Mme Lamarche a reçu une première visite de l’UPAC dans le cadre d’une importante perquisition qui visait une dizaine d’endroits à Terrebonne, dont la maison du maire. Les recherches se concentraient cette fois sur l’octroi de certains contrats municipaux.

À ce jour, aucune accusation criminelle n’a été déposée dans ces affaires.

Quatre départs

Les ennuis ne s’arrêtent pas là pour le maire Robitaille. Lundi matin, quatre conseillers municipaux ont annoncé qu’ils claquaient la porte de l’Équipe Robitaille.

Les élus Nathalie Bellavance, Réal Leclerc, Claire Messier et Brigitte Villeneuve ont décidé de poursuivre leur travail à titre d’indépendants. Le parti du maire détient toujours la majorité au conseil.

«Les événements entourant le maire et des membres de son entourage dominent la conversation avec les citoyens et les choses n’avancent pas à la Ville. [...] Les résidents de mon district et moi-même ne voulions plus être associés à ça», a indiqué M. Leclerc, qui a ajouté qu’il aimerait que le maire se retire le temps de l’enquête.

Pour leur part, les élues Bellavance et Villeneuve sont restées vagues sur la raison de leur retrait, indiquant simplement qu’elles «respectaient la volonté» de leurs concitoyens et qu’elles croyaient pouvoir mieux accomplir leur travail «à l’extérieur du parti».

Réagissant au nom du cabinet du maire, le vice-président du comité exécutif Marco Campagna a indiqué que la décision des quatre démissionnaires «décevait» le parti.

«Nous avons la responsabilité de nous élever tous au‐dessus des préoccupations électorales et de ne pas nous éloigner de notre responsabilité première: celle de s’assurer que la Ville garde le cap», a conclu M. Campagna par communiqué.

Ils ont quitté le parti du maire lundi

Brigitte Villeneuve
Photo courtoisie
Brigitte Villeneuve

 

Réal Leclerc
Photo courtoisie
Réal Leclerc

 

Nathalie Bellavance
Photo courtoisie
Nathalie Bellavance

 

Claire Messier
Photo courtoisie
Claire Messier

En congé de maladie

Le maire, Jean-Marc Robitaille
Photo courtoisie
Le maire, Jean-Marc Robitaille

 

Le directeur de cabinet du maire, Daniel Bélec
Photo courtoisie
Le directeur de cabinet du maire, Daniel Bélec

 

La conjointe de M. Bélec et conseillère municipale, Marie-Claude Lamarche
Photo courtoisie
La conjointe de M. Bélec et conseillère municipale, Marie-Claude Lamarche

Un été chaud à Terrebonne

13 juillet : Terrebonne assiégée par les enquêteurs

Le maire Robitaille s’est trouvé sous les feux des projecteurs lorsqu’une centaine d’enquêteurs de l’UPAC ont perquisitionné une dizaine d’endroits à Terrebonne le mois dernier, dont sa demeure privée. Les résidences du directeur général Luc Papillon, du chef de cabinet Daniel Belec, ainsi que de l’élu Michel Morin ont également reçu la visi­te des policiers.

20 juillet : Le maire fuit les journalistes

Après avoir rencontré les autres élus municipaux derrière des portes closes pour la première fois depuis les perquisitions, le maire Robitaille a fui des médias en refusant catégoriquement de répondre aux questions des journalistes. Il a annoncé plus tard par communiqué qu’il comptait rester en poste.

26 juillet : Le pavé uni du directeur de cabinet sous la loupe

Les enquêteurs de l’UPAC sont retournés dernièrement chez le chef de cabinet, Daniel Bélec, et sa conjointe et élue municipale, Marie-Claude Lamarche. Ils s’intéressent notamment à l’immense entrée en pavé uni qui peut accueillir aisément jusqu’à huit véhicules. Ils explorent l’hypothèse que l’entrée leur ait été offerte comme pot-de-vin en échange de contrats municipaux.

16 août : Le maire part en congé de maladie

La Ville de Terrebonne a annoncé que le maire Robitaille quittait «temporairement» ses fonctions pour des raisons médicales, à peine quelques heures avant une séance publique du conseil municipal. Le même soir, une centaine de citoyens ont exprimé leur frustration face à l’absence du maire durant une période de questions houleuse.

29 août : Quatre élus quittent le navire

Quatre conseillers municipaux élus sous la bannière du maire Robitaille ont annoncé qu’ils quittaient le parti pour siéger comme indépendants.