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Impacts des compressions en santé: la qualité des services se détériore

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La qualité des soins et des services offerts dans les établissements de santé du Bas-Saint-Laurent s'est considérablement détériorée.

C'est le constat sévère que font les syndicats 18 mois après la création du Centre intégré de santé et de services sociaux de la région.

Depuis avril 2015, les syndicats qui représentent le personnel du réseau de la santé n'ont manqué aucun conseil d'administration du CISSS Bas-Saint-Laurent. Chaque fois, leurs doléances sont les mêmes.

«C’est notre cinquième réforme dans les deux dernières décennies. Les réformes s’en vont en augmentant en intensité. Ce n’est pas une vague, c’est un tsunami qui est en train de se passer», s’indigne Sylvain Lirette de l’Alliance des professionnels de la santé.

«Les décisions qui se prennent au niveau de l’organisation des services et au niveau de toutes les compressions qui ont eu lieu, on se fie actuellement sur des statistiques et non pas sur les besoins de la clientèle», ajoute Micheline Barriault du Syndicat des infirmières Est-du-Québec.

Si les syndicats crient haut et fort dans le Bas-Saint-Laurent, ils souhaitent surtout que leur message porte jusqu'à Québec, au cabinet du ministre de la Santé, mais le doute a commencé à s’installer.

«Je vous dirais que la lumière au bout du tunnel on ne la voit pas actuellement, je pense que les ampoules sont brûlées», affirme Micheline Barriault.

«Je vais vous citer Richard Desjardins; pour des raisons d’austérité, la lumière au bout du tunnel a été fermée. C’est grave! L’espoir, moi, mes membres n’en ont plus», se désole Sylvain Lirette.

Les représentants syndicaux demandent aux administrateurs du réseau de la santé du Bas-Saint-Laurent de se lever.

«Moi, je suis très inquiet pour nos petites MRC, nos élus commencent à être inquiets, c’est de la centralisation, c’est de la quantité et non pas de la qualité de service», ajoute Sylvain Lirette.