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Aucune accusation criminelle contre l’inspecteur-chef Costa Labos

Costa Labos, inspecteur au SPVM.
Photo Courtoisie Costa Labos, inspecteur au SPVM.

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MONTRÉAL – Aucune accusation criminelle ne sera déposée contre Costa Labos, inspecteur-chef aux affaires internes du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), soupçonné d’avoir menti afin d’obtenir un mandat de perquisition, a annoncé vendredi le directeur Philippe Pichet.

Visé par des allégations selon lesquelles il aurait tout mis en œuvre pour obtenir une perquisition au domicile et au lieu de travail du policier retraité Roger Larivière, Costa Labos faisait l’objet d’une enquête de la Sûreté du Québec (SQ) depuis quelques mois. Le rapport de la SQ a été récemment remis au directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP).

«Je viens d’être informé que la conclusion est claire, simple et sans équivoque: il n’y aura pas d’accusation criminelle contre Costa Labos», a annoncé le directeur du SPVM, Philippe Pichet, vendredi matin.

Selon M. Pichet, «le travail rigoureux est la meilleure façon de se protéger contre les accusations mensongères et le mépris des faits et des lois dont s’abreuvent certains individus», précisant que le poste de chef des affaires internes qu’occupe M. Labos était souvent impopulaire, puisqu'il doit enquêter sur les policiers.

«Je réitère donc ma confiance envers l’inspecteur-chef Costa Labos, envers tous les gestionnaires et l’ensemble de mon personnel», a martelé M. Pichet.

Pichet écorche la Fraternité

Le directeur a aussi eu des propos très durs envers la Fraternité des policiers et policières de Montréal qui, selon lui, a envenimé la situation en faisant des déclarations mensongères à son égard et à l’égard de M. Labos.

«Je déplore l’attitude mal intentionnée de certains individus, dont la Fraternité des policiers et policières de Montréal, qui ont choisi de s’en prendre au SPVM, de mettre en doute mon jugement et de réclamer le déplacement de l’inspecteur-chef Labos, malgré le fait que ceux-ci ne connaissaient pas tous les aspects dans cette affaire», a-t-il affirmé.

M. Pichet a précisé que les tensions entourant les négociations pour la convention collective étaient à l'origine de l'attitude du syndicat. «N’oublions pas que nous sommes dans un contexte de relation de travail très particulier, a-t-il dit. Cette attitude est un manque de respect flagrant envers notre organisation et envers l'ensemble des policiers.»

La Fraternité des policiers de Montréal réclamait en juin l’intervention du ministre de la Sécurité publique, Martin Coiteux, dans le dossier de Costa Labos.

En 2014, le policier Roger Larivière a été vu par des collègues en compagnie du commentateur en affaires policières Stéphane Berthomet. Ses collègues ont cru qu’il était en train de livrer des informations confidentielles, alors que ce n’était pas le cas. M. Larivière a été pris en filature et a subi des perquisitions en lien avec cette rencontre. C’est lui qui a de prime abord accusé Costa Labos d’avoir menti au juge. Le ministère de la Sécurité publique a ensuite demandé à la SQ de faire enquête.

M. Labos est aussi le frère de Bobby Labos, propriétaire du restaurant Liège, qui a été victime d’un incendie criminel il y a quelques semaines.