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«J’adore l’art de recevoir»

«J’adore l’art de recevoir»
Photo Chantal Poirier

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Il y a deux semaines, Natasha St-Pier a délaissé la France (où elle est maintenant installée) pour passer trois jours à Montréal. Lors de cette escale rapide, elle a participé au lancement officiel d’un album­­ country auquel elle a collaboré avec bonheur en reprenant une chanson de Roger Whittaker, Mon pays bleu. Elle en a profité pour nous rencontrer. Ouverte, enjouée, elle a discuté de ses plaisirs gourmands et livré le secret d’une recette qu’elle affectionne particulièrement, d’autant qu’elle lui rappelle son petit bout de pays... l’Acadie!

Questionnaire gourmand

Pour toi, un repas et une soirée parfaite, c’est quoi?

Je vis à Biarritz avec mon mari, dans le sud-ouest de la France, il est originaire du coin, du sud des Landes. Alors, tu devines ce que je vais te dire sur le canard, les confits, le foie gras... C’est une cuisine riche et très savoureuse. Une cuisine sans flafla, mais c’est tellement bon, surtout lorsque ma belle-maman fait la cuisine. Donc, une belle soirée avec des amis, la famille, les enfants, un bon repas et de bons vins... Voilà pour moi une belle soirée réussie, de grandes tablées­­ de gens heureux. Et j’aime bien aussi lorsque ça finit en party.

Essayes-tu tes recettes avant de les servir à tes invités?

Je dois te dire en premier que j’adore l’art de recevoir. Une belle table où tout est à sa place, de la musique jazz, de la belle vaisselle... Bref, il faut que ce soit bon, mais aussi joli. Mais je n’essaie pas toujours mes recettes, je devrais peut-être le faire parfois...

Une catastrophe culinaire?

Dernièrement, j’ai complètement raté un panna cotta, ce n’était même pas mangeable, tant la texture que le goût.

Je sais que tu es une amoureuse de cuisine, il est donc bien chanceux ton petit amour de manger ta cuisine.

Je suis une adepte du Thermomix. Une pure merveille pour faire toute sorte de préparations culinaires et des purées merveilleuses pour mon petit amour. Je mets les ingrédients directement dans le réceptacle, je le programme et je vais me promener avec mon fils. Rien de plus facile et pratique et en plus, c’est toujours bon!

C’est ton accessoire de cuisine fétiche?

Si j’avais pu te l’amener pour les photos... mais avec l’avion, c’est moins pratique. Donc là, j’ai des cueilles en bois, car c’est un ustensile indispensable que j’utilise aussi tout le temps. Surtout pour les risottos dont je suis une adepte et une spécialiste, grâce à maman qui est d’origine italienne. Je suis très attachée aux accessoires de cuisine de famille. Le fameux couteau au manche en bois brun, la vaisselle dans laquelle on mangeait toujours les macaronis aux tomates de mon père... J’aime les vieilles casseroles ou belles poêles en fonte noire. Je suis aussi devenue avec le temps «collectionneuse», ou presque, de timbales en métal.

As-tu d’autres accessoires qui facilitent ta vie?

Je suis vraiment bien équipée en cuisine, car je cuisine beaucoup. Et c’est indispensable d’avoir les bonnes choses pour bien faire des préparations culinaires. Idem pour les recettes, ce sont aussi les ingrédients qui font la réussite d’un succès­­ ou d’un flop.

La musique justement... Une suggestion?

Toute la série de musique Late Nigth Tales. C’est très agréable pour un souper.

Raconte-moi la réalisation culinaire dont tu es la plus fière.

Je dois te dire que lorsque j’ai réalisé parfaitement un risotto pour la première fois, ce fut une belle satisfaction. Mais lorsque tu réussis un soufflé et que celui-ci reste bien droit dans son bol pendant que tu le sers à tes invités, tu ressens une petite fierté, car ce n’est pas évident à faire. Et ma première fougasse, là aussi, j’étais bien heureuse, car elle était très bonne.

Un plat inusité que tu aimes faire et servir à tes invités?

Mes parents m’apportent ce qu’il faut pour que je fasse de la poutine, évidemment sans le fromage qui fait switch switch. Mon mari adore la poutine, c’est notre soirée canadienne!

Ton fromage préféré?

La burrata, tu as deviné, mais je ne veux pas faire l’impasse sur le cheddar. Fromage délicieux, un peu trop sous-estimé­­ selon moi.

Ta meilleure expérience culinaire à vie?

Chez Marc Veyrat, un grand chef français, vraiment créatif. Je me souviendrai toute ma vie de cette petite sauce faite de chlorophylle. J’en ai un souvenir ému, jamais je n’avais mangé quelque chose comme ça. Sublime!

Ça sentait quoi chez toi dans la cuisine lorsque tu étais petite?

Il faut que je te dise la vérité sur ma passion culinaire. Ma mère a toujours été une formidable cuisinière. Mais ma grand-mère maternelle était extraordinaire, elle avait un restaurant de fruits de mer et une pizzeria. Sa sauce à pizza était tellement bonne qu’elle a vendu sa recette à un groupe qui, aujourd’hui, est une véritable institution.

Son carnet d’adresses

Tes restos préférés?

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Photo courtoisie

Les meilleures pizzas de Paris sont chez Da Carmine, dans le 9e.

Ton resto préféré pour un tête-à-tête?

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Photo courtoisie

Lorsque je visite Montréal, le premier ou deuxième soir de mon arrivée, je commande du St-Hubert et on mange dans la chambre d’hôtel, c’est presque un rituel, une tradition. Je me fais taquiner par mes parents avec ça.

Ton resto préféré pour tes sorties avec tes amis?

Le Bistro des Martyrs à Paris dans le 9e arrondissement. Leurs profiteroles sont à tomber par terre. Magique!

Ton resto préféré hors Paris et Montréal?

Un restaurant à Mimizan qui s’appelle

A Noste­­, ça veut dire «chez nous» en Gascon. Ils ont un burger landais, avec du foie gras de canard, c’est une folie! Avec des frites maison? À mourir!

Ton vin préféré?

Les vins italiens, rouges en règle générale, mais aussi les vins de Bordeaux, les graves. J’adore les vins de la région des Pouilles en Italie, comme le Cantine Due Palme Serre ou le Podere Castorani Scià.

Tes produits chouchou?

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Photo Fotolia

Les petits pois frais que je mange comme ça. Le goût, la saveur est presque sucrée, cela me rappelle mon enfance dans le jardin familial.

Ta recette fétiche?

Le risotto aux zucchinis. Un délice!

Ton produit favori?

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Photo Fotolia

Tout ce qu’il faut pour faire du pesto. Ça, j’en ai toujours à la maison! Basilic, ail, pignons, huile d’olive, mais de la bonne, sinon, je n’en fais pas.

De quoi ne peux-tu pas te passer?

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Photo courtoisie

Le beurre d’arachide. Pas facile d’en trouver en France. Alors, lorsque je reviens ici, je fais mes provisions.

Une gourmandise coupable?

J’ai acheté des noisettes à Paris, dans le 9e, dans une petite boutique gourmande italienne. Des noisettes incroyables, elles étaient tellement bonnes qu’elles goûtaient le Nutella.

Ce que tu ne peux pas manger ou que tu détestes?

Les olives à la grecque. Ça ne passe tout simplement pas.

Ton style de cuisine préférée?

Italienne et la cuisine thaïlandaise que j’adore­­ faire, aussi.


Remerciements

Notre rencontre et la réalisation de la recette, ont été rendus possibles grâce à collaboration de la boutique gourmande Tavaglini à Montréal.

 

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