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Loin d'être dans le sac

Le Canada n’a remporté que deux de ses sept derniers affrontements contre la Russie

Loin d'être dans le sac
Photo AFP

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TORONTO | Le Canada a beau dominer la scène internationale depuis de nombreuses années, une confrontation face à la Russie amène toujours son lot de craintes. La demi-finale de samedi soir à la Coupe du monde ne fera pas exception.

Un bref survol des affrontements récents permet de comprendre pourquoi l’incertitude des partisans du Canada est si grande.

Alors que tout le monde se souvient de la raclée de 7 à 3 que les hommes de Mike ­Babcock avaient infligé aux Russes lors des quarts de finale des Jeux olympiques de Vancouver en 2010, peu se souviennent que c’est l’un des rares succès de la dernière décennie.

Depuis 2006, les deux puissances se sont affrontées à sept reprises lors du Championnat mondial et des Jeux olympiques. Les Russes l’ont emporté à cinq occasions.

Gare à Bobrovsky !

La machine canadienne a beau être bien rodée, il ne suffit que d’une performance étincelante d’un gardien pour lui montrer la porte de sortie. Et s’il y en a un qui peut réussir ce tour de force, c’est bien ­Sergeï Bobrovsky.

Babcock et ses ouailles en ont eu un premier aperçu lors des rencontres préparatoires. Les Canadiens avaient eu besoin de 48 tirs et de la prolongation pour venir à bout des Russes.

«À mes yeux, le match a duré 46 minutes, en raison des

14 minutes de punition dont nous avons écopé. On s’est nous-mêmes rendu la tâche difficile. Toutes ces punitions ont cassé notre rythme et nous ont forcés à jouer avec des effectifs réduits», a indiqué l’entraîneur du Canada, préférant plutôt axer son discours sur l’importance de demeurer ­discipliné.

Pas si faible en défense

Toujours est-il que la Russie n’a accordé que cinq buts en ronde préliminaire. Pas mal pour une équipe dont le principal point d’interrogation se trouvait à la ligne bleue.

«C’est une équipe qui a atteint la demi-finale en affrontant de bonnes formations, alors on ne peut rien tenir pour acquis», a soutenu Sidney Crosby.

«Ils misent sur une défense expérimentée. Nous n’aurons pas le choix de nous battre si nous voulons nous approcher du filet. Et une fois rendus, nous nous mesurerons à un gardien qui joue très bien présentement», a ajouté le ­capitaine canadien.

Les instincts de Carey

Et que dire de l’attaque russe! Avec Alex Ovechkin, ­Evgeny Malkin et Vladimir ­Tarasenko, il y a de quoi avoir des maux de tête.

Toujours d’un calme aussi légendaire, Carey Price, qui obtiendra le départ, ne se formalise pas trop de cette brochette de patineurs qui peut exploser à tout moment.

«Il n’y a pas de livre. Je m’assure d’avoir une bonne préparation et je me fie à mes instincts», a lancé le gardien du Canadien.

Et comme il n’a jamais perdu en 13 matchs sur la scène internationale, difficile de douter de sa façon de faire.

 

Domination russe

Année Tournoi Ronde Résultat
2015 Championnat du monde Finale
Canada 6 | Russie 1
2011 Championnat du monde 1/4 de finale
Canada 1 | Russie 2
2010 Championnat du monde 1/4 de finale Russie 5 | Canada 2
2010 Jeux olympiques 1/4 de finale Russie 3 | Canada 7
2009 Championnat du monde Finale Russie 2 | Canada 1
2008 Championnat du monde Finale Canada 4 | Russie 5 (P)
2006 Jeux olympiques 1/4 de finale Russie 2 | Canada 0