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Plus de liberté pour P.K.

Le défenseur a hâte de travailler en compagnie de l’entraîneur Phil Housley

P.K. Subban ne s’est pas entraîné sur la glace avec ses coéquipiers vendredi.
PHOTO AGENCE QMI, MIKE STRASINGER P.K. Subban ne s’est pas entraîné sur la glace avec ses coéquipiers vendredi.

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NASHVILLE | P.K. Subban se montre prudent dans ses propos lorsqu’on le questionne sur le système de jeu des Predators, qui devrait mieux lui convenir.

Subban est intelligent et il ne veut surtout pas se faire d’ennemis chez le Canadien. Pas question de lancer une roche dans la cour de son ancienne équipe ou d’adresser le moindre reproche à ses ex-entraîneurs. Le divorce se passe bien.

Le défenseur n’a pas mordu à l’appât lorsqu’un reporter lui a demandé de commenter les propos récemment tenus par Carey Price, qui estime que le jeu de Shea Weber cadrera mieux avec la structure du Canadien que celui de Subban, un défenseur plus imprévisible.

Apprendre au contact de Housley

S’il est prudent dans ses commentaires, Subban ne cache cependant pas son enthousiasme à l’idée de travailler avec un entraîneur responsable des ­défenseurs de la trempe de Phil ­Housley.

«On parle de l’un des meilleurs défenseurs de tous les temps, Housley ayant d’ailleurs été intronisé au Temple de la renommée, et j’ai bien hâte de travailler avec lui», a raconté Subban hier, lors de la deuxième journée du camp d’entraînement des Predators.

«Le jour de la transaction, mon père était tout excité en apprenant que j’allais pouvoir bénéficier des conseils de Housley. C’est vrai qu’il peut m’en apprendre beaucoup puisqu’il préconisait lui aussi un style offensif.

Il dirige de très bons défenseurs depuis qu’il s’est joint aux ­Predators [en 2013].»

Housley a mérité sa place au Panthéon en amassant 1232 points au cours de sa longue carrière.

Avec Josi ou avec Ekholm ?

L’entraîneur-chef Peter Laviolette se servira des matchs préparatoires pour tenter des expériences afin de savoir s’il est préférable que Subban forme une paire avec le Suisse Roman Josi (61 points la saison dernière) ou avec un défenseur moins offensif comme le ­Suédois Mattias Ekholm.

«J’ai longtemps joué aux côtés ­d’Andreï Markov, avec qui j’avais développé une belle complicité, mais j’ai aussi formé des paires avec divers types de joueurs et ça ne change rien à mon attitude, a raconté Subban. L’important est de s’assurer que ça fonctionne.»

« Le feu vert »

Chose certaine, Laviolette ne tentera pas de freiner Subban ou de lui mettre des bâtons dans les roues. P.K. devrait avoir plus de liberté à Nashville.

«Je ne peux pas parler du système de jeu en place à Montréal, mais à ­Nashville, on insiste sur la vitesse et la façon de jouer de Subban cadre bien avec ça», a commenté Laviolette.

«On demande à nos défenseurs d’attaquer. Ils ont le feu vert pour bouger la rondelle et patiner librement en zone ­adverse.

«L’élément vitesse est de plus en plus important, a-t-il ajouté. On a vu les ­Penguins remporter la coupe Stanley le printemps dernier et on peut constater au cours du tournoi de la Coupe du monde que le jeu est très rapide.»

Blessé au haut du corps

Ça ne signifie pas que Subban pourra faire ce qu’il veut sur la patinoire.

«Il ne faut pas prendre de risques inutiles, a précisé Laviolette. P.K. se familiarisera avec notre style de jeu durant les matchs préparatoires. Tout le monde doit jouer de la même manière.»

Subban devra tout d’abord se remettre en forme.

Il n’a pas patiné hier en raison d’une blessure au haut du corps et l’équipe a annoncé en fin d’après-midi que Subban ainsi que le défenseur Ryan Ellis devront s’absenter des entraînements jusqu’à mardi.