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Une maison zéro déchets

Un fabricant québécois privilégie des matériaux écologiques et recyclables

maison zéro déchets
Photo courtoisie Une entreprise de L’Islet construit une maison qui repousse les limites écologiques. L’utilisation du chanvre par exemple comme isolant permet d’éviter de produire beaucoup de déchets.

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L’ISLET | Une entreprise de construction de L’Islet repousse les limites écologiques avec une maison sans gypse, isolée avec de la laine de chanvre et qui pourrait ultimement produire plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

Toutes les étapes de cette maison, l’Ultima Éco, sont pensées afin de ne pas produire de déchets.

Les frères Samuel et Dominic Pépin-Guay, de Linéaire Éco-Construction, à L’Islet, dans Chaudière-Appalaches, fabriquent la charpente en bois massif en atelier, qui est chauffé en hiver avec les résidus de bois.

Pas de déchets

L’étape suivante tranche avec la façon traditionnelle de construire des maisons au Québec.

«Nos panneaux de finition préfabriqués sont installés dès le départ, et on bâtit l’isolant par-dessus. Il n’y a aucun tirage de joints, car les poutres deviennent comme de grosses moulures», indique Samuel Pépin-Guay.

Sur ses chantiers, l’entreprise n’apporte pas de conteneur à déchets. Même la laine de chanvre, qui sert d’isolant, peut être réutilisée partout, en plus d’être prisée des gens pour qui l’environnement est important.

C’est le cas d’un couple de jeunes propriétaires de Saint-Léonard-de-Portneuf qui avait besoin d’une maison «qui respire». Charmés par le concept zéro déchets — tout a été ramassé avec une brouette en quelques minutes —, Christian Dumont et Alexandra Desrosiers ont fait le maximum pour respecter leurs valeurs écologiques.

«Nous avons même choisi d’huiler le bois plutôt que de le peinturer», souligne Alexandra Desrosiers.

Trop de bois?

Évidemment, le constructeur privilégie le bois comme revêtement extérieur. Cette maison rivalise avec les coûts d’une résidence standard, dépendant du design, assure-t-il.

Pour ceux qui n’aiment pas avoir autant de bois, l’entrepreneur affirme qu’il faut «jouer sur le fini». On en a fait, des contemporaines, avec bien du blanc, et d’autres plus rustiques.»

À la fin de sa vie utile, la maison peut être récupérée, un peu comme les maisons anciennes. «On n’utilise quasiment pas de colle, tout est fait pour être tout récupéré.»

Bref, l’entreprise privilégie la qualité écologique et la longévité des méthodes anciennes tout en corrigeant les lacunes d’avant, telle l’isolation, avec des techniques plus contemporaines.

Énergie

Le prochain projet de Linéaire Éco-Construction sera de concevoir et de fabriquer pour un client une maison qui ne sera pas branchée sur le réseau électrique, avec pour objectif qu’elle produise plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

«Panneaux solaires, éoliennes, géothermie, chauffage à la biomasse, le but est d’intégrer plusieurs systèmes qui se complètent pour arriver à ne pas avoir à se brancher sur le réseau et même être en surplus», souligne Samuel Pépin-Guay.

Matériaux recyclables

  • Du bois presque partout
  • 85 % de fibres végétales (bois massif, laine de chanvre, fibre de bois)
  • Matériaux récupérables en fin de vie
  • Systèmes d’énergie alternative