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Voici le vélobus: «Bye bye, bus !»

Voici le vélobus: «Bye bye, bus !»
Photo Courtoisie

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Pour instiller l’amour du vélo chez les jeunes enfants, une école de Montréal vient d’inaugurer un «vélobus» où les écoliers enfourchent leurs bicyclettes pour faire l’autobus buissonnier. Cette initiative – réalisée à la suite d’une suggestion de Vélo Québec – est louable.

Il y a déjà les «trottibus» où les enfants se rendent à pied (en trottant) qui se font de plus en plus fréquents dans les écoles du Québec.

L’idée, c’est de rappeler aux enfants qu’ils peuvent se déplacer avec leurs propres jambes et pas juste on posant leurs fesses sur un siège tandis qu’un moteur fait le travail.

Chaque écolier se poste à son point d’attente habituel et rejoint le groupe au passage.

Désenclaver

Toutes les écoles ne sont pas à une distance de marche commode pour l’organisation de marches «trottibus». C’est le cas de l’École primaire Laurentide qui – comme son nom ne le suggère guère... – se trouve dans Ville-Saint-Laurent, près de la Transcanadienne.

Ses élèves proviennent essentiellement d’un quartier nommé Chameran situé à quelques kilomètres de là. Le quartier Chameran, vous connaissez? Son surnom est le «Petit Beyrouth» ; près du quart de sa population provient du Liban. Sa particularité urbanistique la plus frappante est son enclavement entre une autoroute (des Laurentides, comme l’école), une voie ferrée et un grand boulevard (Gouin).

«Pour passer sous le viaduc avec les enfants, par prudence, on descend de vélo et on marche» me raconte Yannick Lacoste, un des professeurs d’éducation physique et l’un des instigateurs du projet vélobus.

Voici le vélobus: «Bye bye, bus !»
Photo Courtoisie

 

Vélo 101

Mardi dernier, une vingtaine d’écoliers de 6ème année ont parcouru quelque 4 km à vélo avec 6 accompagnants à l’aller et 4 au retour. Les enfants ont aimé ça.

«Nous essaierons de faire le vélobus aux deux ou trois semaines tant que la météo le permettra» dit M Lacoste.

Vous aurez compris que le privilège du vélobus consenti aux 6ème année doit faire des envieux chez les plus jeunes – un moyen de leur donner le goût du vélo.

Les organismes VertCité et Vélogik se proposent maintenant de fournir des vélos aux écoliers qui n’en auraient pas, faute de moyens.

Aux écoliers dont les parents ne savent faire de vélo, il est question d’enseigner pendant l’éducation physique.

L’école Laurentide planifie déjà un prochain vélobus le 12 octobre... un exemple que suivront d’autres établissements ?