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Pour arrêter d’emportiérer (blesser et tuer) les cyclistes

Pour arrêter d’emportiérer (blesser et tuer) les cyclistes

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Saviez-vous qu’il existe une méthode facile pour éviter de blesser ou tuer un cycliste par mégarde lorsqu’on ouvre la portière d’un véhicule en ville : la «poignée hollandaise» ?

Le nom «poignée hollandaise» provient d’un article du New York Times publié en 2011 à ce sujet (la «dutch reach» en anglais) : en Hollande, apparemment, pour passer son examen de conduite, il est obligatoire d’utiliser ladite technique. Elle est simplissime. Il s’agit d’ouvrir sa portière avec la main opposée. C’est tout, et ça suffit.

Si, par exemple, tu es assis à la place du conducteur ou comme passager derrière lui, donc à gauche, tu dois saisir la poignée avec ta main droite.

Ainsi, tu pivotes juste assez pour voir, soit directement en derrière, soit dans le rétroviseur.

Et si tu es assis à droite dans l’auto, utilise ta main gauche pour ouvrir la portière ; de la sorte, tu vois si un cycliste s’en vient.

Parce que tu utilises la main opposée, tu ne peux pas ouvrir la portière d’un coup soudainement, ce qui donne à un éventuel cycliste le temps de réagir.

Danger public

L’an dernier, Le Devoir rapportait une moyenne de trois emportiérages déclarés par semaine à Montréal; or, la plupart ne sont pas rapportés.

Avec de plus en plus de vélos en ville au cours des prochaines années, je ne vois pas pourquoi les choses iraient soudainement mieux.

Il continuera d’y avoir régulièrement des blessés et, parfois, des morts.

En août dernier, le 24H/Journal de Montréal annonçait qu’un automobiliste ayant emportiéré un cycliste n’avait pas reçu de contravention, mais un simple avertissement de la part des agents SPVM (qui ont notoirement la manie de s’identifier aux automobilistes et de prendre leur parti).

Sauver des vies

Les voitures autonomes, qui se conduiront toutes seules et qui ont une vision parfaite à 360 degrés, ne commettront pas d’emportiérage. Mais nous sommes des humains, pas des robots ou des hiboux dont la tête pivote à 180 degrés.

Si donc nous ouvrons la portière avec la main la plus près de la poignée, nous faisons dos à la circulation, nous ne voyons pas ce qui s’en vient.

Si nous respectons la Loi, nous tournons alors quand même la tête et le haut du corps pour regarder derrière. Tant qu’à y être, pourquoi ne pas s’inculquer la bonne habitude de la «poignée hollandaise» qui rend cette vérification automatique ?

Si tous les automobilistes adoptaient cette technique, si les cours de conduite l’enseignaient, si la Ville de Montréal la préconisait, cela sauverait des vies.