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Capitale-Nationale: le leadership de François Blais montré du doigt

Le ministre de la Capitale-Nationale, François Blais
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE Le ministre de la Capitale-Nationale, François Blais

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La Coalition avenir Québec et le Parti québécois, qui s’amusent de voir Sam Hamad essayer de reprendre du galon, reprochent au ministre responsable de la Capitale-Nationale, François Blais, de manquer de leadership.

«Je ne sais plus qui mène dans la région», a déclaré en point de presse la députée péquiste Agnès Maltais, au lendemain de la sortie effectuée par Sam Hamad sur la composition du Conseil consultatif sur l’économie, qui avait de quoi rappeler l’époque où il était le ministre responsable de la Capitale-Nationale.

«Ça me fait sourire, a reconnu Mme Maltais. [...] M. Blais, je pense, dans la région, n’est pas considéré comme un leader fort. Alors c’est ça que ça donne : bisbille au Parti libéral.»

Rappelons que François Blais a succédé à Sam Hamad à titre de ministre responsable de la région de Québec au printemps dernier. Le premier ministre Philippe Couillard avait alors signalé que le retrait du conseil des ministres de M. Hamad ne serait que temporaire, le temps de permettre au commissaire à l’éthique de compléter l’enquête le concernant. Malgré un remaniement ministériel effectué tout juste avant la rentrée parlementaire automnale, M. Hamad siège toujours en tant que simple député.

Alors qu’Éric Caire venait de le traiter de ministre Blais de «fantôme de la Capitale-Nationale» en plein Salon bleu, mardi, en plus de l'accuser «d’assister à la montréalocentralisation de son gouvernement», «M. Hamad était près à sauter par-dessus les câbles pour répondre», a observé le leader parlementaire de la CAQ, François Bonnardel, tout aussi amusé que Mme Maltais.

Hamad impossible à réhabiliter

Tant du côté de la CAQ que du PQ, on ne voit pas comment Philippe Couillard pourrait ramener M. Hamad au conseil des ministres, puisque dans son rapport d'enquête, le commissaire à l'éthique a conclu que M. Hamad avait contrevenu aux valeurs de l'Assemblée nationale.

Cela «va de soi», selon M. Bonnardel, en raison de la gravité des allégations. «M. Hamad a tellement manqué de jugement qu'il a été petit-déjeuner avec Marc-Yvan Côté puis ça s'est traduit par un million de dollars de plus dans une subvention inexpliquée», a souligné pour sa part Mme Maltais.

Bien que satisfaite des quatre sièges pour la Capitale-Nationale annoncés par M. Blais, Mme Maltais déplore que les autres régions du Québec ne soient pas représentées davantage au Conseil consultatif sur l’économie.

«Je suis content qu’ils aient décidé d’en mettre quatre (sièges) parce qu’ils parlaient de deux au début, a réagi de son côté le maire de Québec, Régis Labeaume, en marge du Caucus des maires des grandes villes du Canada, à Ottawa. Je leur ai dit : "Si vous en mettez deux, vous allez encore l’échapper".»

«Oui, je suis content. On va voir qui va être là, mais il ne manque pas de choix, on en a en masse», a ajouté M. Labeaume.

- Avec la collaboration de Jean-Luc Lavallée