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La confiance, une arme redoutable

Penguins c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Même s’il a fait face à 105 tirs dans les trois premiers matchs du Canadien, Al Montoya n’a été déjoué que quatre fois.

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Ce qui fait la différence entre la victoire et la défaite est souvent bien mince. Du haut de la passerelle, Carey Price semble avoir mis le doigt dessus.

«L’équipe joue avec beaucoup plus de confiance», a déclaré le gardien de 29 ans.

Bien sûr, la tenue d’Al Montoya, déjoué qu’à quatre occasions en trois rencontres, n’est pas étrangère à cette réalité. Mais il y a un peu plus.

«Au fil des saisons, nous avons appris, lorsque nous avons les devants, à réduire l’adversaire au silence tout en continuant d’appliquer de la pression. Je me souviens qu’il fut une époque où c’était notre tendon d’Achille», a indiqué Max Pacioretty, mardi soir, au terme de l’éclatante victoire face aux Penguins de Pittsburgh.

Et comment parvient-on à réaliser ce tour de force avec la bonne dose de confiance tout en évitant de se faire jouer un tour comme samedi dernier à Ottawa?

«Il s’agit de déployer la même intensité sans prendre de risques inutiles», a fait valoir Brendan Gallagher.

«Il faut assurément savoir jouer avec les devants. De nos jours, on ne peut plus s’asseoir sur une avance comme c’était le cas autrefois. Les équipes sont tellement bonnes qu’elles vous le font maintenant payer rapidement», a-t-il ajouté.

Sur la pointe des pieds

Cela tombe bien puisque c’est la philosophie que Michel Therrien a toujours prônée partout où il est passé. Éviter de laisser entrevoir chez l’adversaire le moindre espoir de remontée.

«C’est l’enseignement qu’on essaie de donner à notre équipe. On veut jouer sur la pointe des pieds, et non sur les talons, en appliquant une pression constante sur le porteur du disque, a expliqué l’entraîneur du Canadien. De toute façon, je sens que mon équipe n’est pas à l’aise lorsqu’elle joue sur les talons.»

Cette philosophie rejoint celle d’un vieux sage du hockey qui a déjà déclaré que plus une équipe passe du temps en territoire ennemi, moins elle a de chance de se faire marquer.

Trop de lancers

Ce génie aurait également pu estimer que cette réalité est tout aussi véridique lorsque l’on accorde moins de lancers.

À ce niveau, le Canadien a un peu de travail à faire. Lors de ses trois premières sorties, Montoya a fait face à 31, 38 et 36 tirs. Ce qui est sans compter les 36 tirs bloqués par les coéquipiers du gardien américain.

«Ça va descendre, a assuré Therrien. Puisqu’il y a de nouveaux joueurs à des rôles importants, ça prend un certain temps avant de tout mettre en place. Mais, on s’améliore de jour en jour.»

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