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Permis d’intermédiaire d’Uber: les taxis en appellent à la Commission des transports

Permis d’intermédiaire d’Uber: les taxis en appellent à la Commission des transports
Photo 24 Heures, Camille Gaior

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Jugeant qu'Uber agit dans l'illégalité depuis deux ans, le Front commun des taxis demande à la Commission des transports de lui refuser le permis qui permettrait à la multinationale d'opérer.

«L’arrêté ministériel est entré en vigueur le 15 octobre, après en 3 jours d’exploitation, il y a déjà eu des infractions à cet arrêté concernant le tarif minimal, la majoration et Uber n’a toujours pas de permis d’intermédiaire pour opérer», a souligné Benoit Jugand, du Regroupement des travailleurs autonomes métallos (RTAM) et porte-parole du Front commun des taxis.

Selon eux, la Commission des transports doit refuser le permis d’intermédiaire à Uber «qui n’a jamais respecté ses engagements».

Voici sans doute un des arguments que plaidera Me Claude Coursol, qui représente une vingtaine de groupes de chauffeurs et propriétaires de taxi, devant la CTQ. Comme lui,une quarantaine d’autres opposants ont d’ailleurs demandé à être entendus devant les commissaires qui décideront de l’obtention ou non du permis d’Uber.

Avant tout inégale

Pour Guy Chevrette, porte-parole du Comité provincial de concertation et de développement de l'industrie du taxi (CPCDIT), c’est aussi l’iniquité du projet pilote que devront prendre en compte les commissaires, au moment de leur décision.

«Nous on doit respecter les agglomérations, eux peuvent aller n’importe où sur 55 municipalités, pour nous le prix d’un permis de taxi est entre 150 000 et 200 000 $, eux ne paieront que 0,97$ pour les 50 000 premières heures», a-t-il rappelé.

180 saisies en 2 mois

Au Bureau du Taxi de Montréal (BTM), on confirme poursuivre les saisies de véhicules.

«Uber n’exerce ni dans le cadre légal ni dans le cadre son projet, car elle ne possède pas de permis d’intermédiaire, une condition préalable nécessaire au début du projet pilote», a indiqué Marie-Hélène Giguère, conseillère en communication.

Depuis début septembre, le BTM affirme avoir saisi 184 véhicules pour transport illégal.

Au MTQ, on ne souhaite pas résilier l’entente, puisqu’Uber a initié les démarches de demande de permis d’intermédiaire et que «ce délai administratif actuellement en cours est hors de leur contrôle», a indiqué Mathieu Gaudreault, attaché de presse du ministre Lessard.