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Le policier ne pensait pas qu’il se rendait

Selon Marc-André St-Amant, l'arme d'Alexis Vadeboncoeur était à un pied de sa main gauche.
Photo Amélie St-Yves Selon Marc-André St-Amant, l'arme d'Alexis Vadeboncoeur était à un pied de sa main gauche.

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TROIS-RIVIÈRES  |  Un des policiers qui a frappé Alexis Vadeboncoeur a affirmé qu’il ne croyait pas que celui-ci était en train de se rendre en se couchant par terre les bras en croix.

Le policier Marc-André St-Amant a pensé qu’Alexis Vadeboncoeur avait un plan en tête quand il s’est couché à plat ventre, dans le stationnement du Cégep de Trois-Rivières. Il aurait pu se déplacer latéralement d’un pied, récupéré son fusil et tirer, ou encore se diriger rapidement à l’intérieur du cégep, selon son interprétation de la situation.

«Il était trop près de son arme. Ce n’est pas un individu qui se rendait», a-t-il dit, au début de son témoignage à son procès conjoint avec trois autres policiers de la Sécurité publique de Trois-Rivières.

Marc-André St-Amant était le premier policier à arriver sur place avec sa partenaire Barbara Provencher, mais il n’a pas été le premier à s’approcher du suspect. Il l’a plutôt pointé avec son fusil en lui disant de lâcher son arme. Il a dit s'être senti soulagé quand il a vu les agents Dominique Pronovost et Kaven Deslauriers arriver et prendre la situation en main.

Ça faisait deux ans que Marc-André St-Amant était policier au moment des événements et il n’avait jamais eu affaire à un homme armé avant.

«Je vois l’agent Pronovost qui avance. J’étais content que ce soit lui. Moi, j’avais peur d’être là», a-t-il dit.

Quand Marc-André St-Amant s'est approché de Vadeboncoeur, en suivant les agents Pronovost et Deslauriers, il fixait la main gauche du suspect qui était du côté de l’arme, et dit ne pas avoir vu ce que les deux autres policiers ont fait.

Dans la vidéo des caméras de surveillance du Cégep de Trois-Rivières. On voit ces deux agents donner les premiers coups à Alexis Vadeboncoeur.

Aussitôt que l'agent St-Amant était assez près, il a repoussé l'arme avec son pied.

Marc-André St-Amant a admis avoir donné deux coups de pieds dans les côtes du suspect, dans le but de créer une diversion par la douleur et ainsi dégager le bras gauche du suspect, qui était sous son corps, dans le but de le menotter.

Les agents Marc-André St-Amant, Kaven Deslauriers, Barbara Provencher et Dominic Pronovost subissent actuellement leur procès pour voies de fait causant des lésions, entrave à la justice, de même que fabrication et utilisation de faux rapports. Les trois hommes sont également accusés d’utilisation négligente d’une arme à feu et de voies de fait armées.