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Le nombre de plaintes pour des intrusions à l'Université Laval est maintenant de 15

Quebec
Stevens LeBlanc/JOURNAL DE QUEBEC Le poste de commandement s'est positionné près du pavillon Alphonse-Marie Parent, mercredi matin, peu avant 10 h du matin.

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Bien que le nombre de plaintes relatives à des agressions sexuelles et des intrusions de nuit au pavillon Parent de l’Université Laval demeure à 15 au terme d’une journée de collecte d’information, la police de Québec estime que l’opération a été «productive».

Dès 10 h mercredi matin, le SPVQ avait érigé un poste de commandement au pavillon Parent dans le but de rencontrer des victimes ou encore des témoins des intrusions de nuit et agressions sexuelles qui seraient survenues samedi entre 3 h et 6 h du matin. Compte tenu de cette situation «préoccupante», plusieurs enquêteurs étaient ainsi sur place jusqu’à 15 h.

En point de presse matinale, le SPVQ a annoncé que 15 dossiers étaient maintenant ouverts dans le cadre de cette enquête, quatre de plus que mardi. Selon le capitaine Mario Vézina, responsable de l’Unité des crimes majeurs, toutes les victimes ont été rencontrées.

Peu de détails

Cependant, le policier n’a pas voulu donner plus de détails sur le type de plaintes déposées, afin de «protéger l’enquête». Plus tôt cette semaine, la police disait qu’au moins quatre témoignages concerneraient des attouchements ou des agressions sexuelles.

Toujours dans le but de protéger les informations, le policier n’a également pas voulu dire combien de suspects, «un, deux ou trois» pouvaient être impliqués dans le dossier. «On ne veut pas partager tout de suite ces détails-là», a insisté M. Vézina.

Le SPVQ exclut aussi pour le moment de diffuser un portrait-robot ou encore des images provenant des caméras de sécurité.

Poste de commandement

Si les policiers étaient bien visibles dans le stationnement du pavillon Parent, plusieurs enquêteurs rencontraient les résidents à l’intérieur du bâtiment. «Porter plainte pour des gestes à caractère sexuel, ce n’est pas une décision facile, les gens se sentent coupables, responsables. Le fait de se rapprocher, ce qu’on vise c’est que les gens viennent nous rencontrer», expliquait Mario Vézina.

L’ensemble des policiers avait quitté les lieux vers 15 h mercredi sans faire de bilan de la journée. La porte-parole Marie-Ève Painchaud a toutefois indiqué que «la journée avait été productive. Plusieurs renseignements ont été reçus qui vont être analysés».