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Présumée agression sexuelle par un député: le PQ soupçonne un «cover up»

Jean-François Lisée
Photo Agence QMI, Simon Clark Jean-François Lisée

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Le chef péquiste Jean-François Lisée soupçonne un «cover up» dans l'affaire impliquant une jeune femme qui allègue avoir été victime d'une agression sexuelle par un député libéral.

Les allégations d'une jeune femme durant la vigile organisée à l'Université Laval ont eu l'effet d'une bombe à l'Assemblée nationale jeudi. L'étudiante a allégué avoir été agressée sexuellement par un député libéral. Elle a dit avoir porté plainte à la police, mais qu'on a tenté de la dissuader parce qu'il s'agissait d'un homme important.

«Ce qu'il faut, c'est que cette jeune femme reporte plainte. Si c'est vrai qu'elle a porté plainte et qu'elle a été dissuadée d'aller de l'avant, c'est inacceptable, donc il y a deux sujets d'enquête: il y a l'enquête sur l'agression elle-même, qui doit suivre son cours, c'est l'affaire de la police et s'il y a une tentative de cover up, c'est une autre enquête que la police des polices doit mener», a soutenu M. Lisée jeudi matin, à l'entrée de la réunion quotidienne des députés péquistes.

Le chef du Parti québécois veut savoir qui a dissuadé la jeune femme, qui travaillait alors dans un restaurant de Québec. «Ce n'est certainement pas à la police de dissuader une jeune femme victime d'agression sexuelle de continuer sa démarche pour avoir justice», s'insurge-t-il.

«Si ce que cette jeune femme dit est vrai, et je n'ai pas de raison d'en douter, la procédure n'a pas été suivie, la procédure doit protéger la victime», insiste M. Lisée.

Sans le dévoiler publiquement, le chef péquiste a dit qu'un nom circulait. «Ce sont des rumeurs», s'est-il contenté de dire quand les journalistes ont voulu en savoir plus.

Le chef caquiste François Legault s'inquiète aussi du travail des policiers dans cette affaire. «Si c'est vrai que le policier a dit que ça remettait en cause la carrière du député, là, bien qu'on mette un autre policier, ça presse, là», a-t-il dit.

Si de telles allégations concernaient un membre de son caucus, il passerait rapidement chacun de ses députés au confessionnal, a-t-il insisté.