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Intrusions et agressions à l’Université Laval: plusieurs suspects de couleur recherchés

Intrusions et agressions à l’Université Laval: plusieurs suspects de couleur recherchés
PHOTO DIDIER DEBUSSCHÈRE

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Les policiers de Québec ont confirmé vendredi être à la recherche de plus d’un suspect dans le dossier des intrusions à l’Université Laval, tous des hommes de couleur selon leurs informations.

Cette nouvelle information a été dévoilée en après-midi par les communications du Service de police de la Ville de Québec. «Nous recherchons effectivement plusieurs suspects. L’implication est différente pour chacun d’entre eux dans les dossiers d’intrusion», explique David Poitras, porte-parole du SPVQ.

Les individus recherchés par les autorités seraient tous d’origine étrangère selon ce qu’il a été permis d’apprendre. «Ce ne sont pas des gens de race blanche», indique M. Poitras. Les suspects, dont le nombre exact n’a pas été dévoilé, seraient encore dans la région. «Nos techniques d’enquête nous permettent de croire qu’ils se trouveraient toujours à Québec.»

Portes barrées en tout temps

De son côté, l’Université Laval a décidé de mettre en place de nouvelles mesures de sécurité «bien concrètes» à la suite de la vague d’intrusions et d’agressions sexuelles survenue en fin de semaine dernière.

Les portes qui donnent accès à tous les pavillons des résidences, y compris à partir des tunnels, seront désormais verrouillées 24 heures sur 24, contrairement à ce qui prévalait au moment où les actes ignobles ont été commis. Cette mesure s’appliquera dès 17 h, vendredi. La porte-parole Andrée-Anne Stewart a confirmé l’envoi d’un courriel aux pensionnaires du campus pour expliquer ces nouvelles mesures.

Cette disposition pose toutefois problème pour le pavillon Alphone-Marie Parent, celui-là même où les agressions ont été commises, puisqu’on y trouve divers services offerts aussi aux non-résidents. Un gardien de sécurité sera donc posté en permanence à la porte principale pour que ces derniers puissent entrer, même s’ils n’ont pas de clé.

Même si les habitudes des locataires pourraient être bouleversées, «ces mesures s’imposent, par respect pour les victimes et dans le souci de garantir un environnement sécuritaire à tous», a écrit l’Université à ses étudiants.

L’institution «entreprendra prochainement un dialogue avec ses résidents» afin de rechercher «l’équilibre entre la sécurité et la qualité de vie».

«Déplorable et choquant»

Si la réaction tardive et le manque d’empathie de l’institution d’enseignement ont fait la manchette en début de semaine, le ton est différent dans sa récente communication avec les étudiants. Il s’agit d’«actes déplorables et choquants», lit-on.

L’Université souligne aussi toute son «empathie envers les victimes d’agressions sexuelles». Elle entend d’ailleurs «multiplier les efforts de sensibilisation et d’éducation» en la matière.