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Le Canada garde espoir de finaliser l’entente

« L’accord (avec l’Europe) n’est pas mort » affirme la ministre Chrystia Freeland

Le Canada garde espoir de finaliser l’entente
Photo AFP

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Après avoir annoncé la semaine dernière l’échec des négociations du traité de libre-échange entre le Canada et l’Europe, la ministre Chrystia Freeland garde toujours espoir d’en arriver à une entente d’ici l’échéance de jeudi.

«(L’accord) n’est pas mort, nous travaillons très fort», a-t-elle réagi, à Ottawa hier. Elle a une fois de plus réitéré que la «balle est dans le camp des Européens».

«C’est à l’Europe de faire son travail», a-t-elle indiqué. «C’est un accord que nous avons rendu plus progressiste en y amenant des changements à notre arrivée au pouvoir. Nous sommes prêts à la signer», a-t-elle martelé.

La Belgique est le seul des 28 pays à s’y opposer, ne disposant pas de l’appui de la Wallonie, région francophone qui bloque la signature de l’accord entre le Canada et l’Europe.

« Il est encore temps »

Le premier ministre Justin Trudeau, qui devait se rendre à Bruxelles jeudi pour signer l’accord, pourrait annuler son voyage. Il s’est entretenu hier avec le président du Conseil européen, Donald Tusk.

«Nous avons convenu que l’UE et ses membres doivent continuer de préparer le sommet de jeudi», a-t-il écrit sur son compte Twitter.

M. Tusk a aussi indiqué sur Twitter que M. Trudeau et lui croient encore possible la tenue du sommet jeudi. «Nous encourageons toutes les parties à trouver une solution. Il est encore temps», a-t-il soutenu.

La ministre Freeland a pour sa part refusé de dire si le Canada pourrait prolonger les négociations après la date du 27 octobre.

« Lancer la serviette »

Aux Communes, les conservateurs ont accusé la ministre d’avoir «abandonné» la table des négociations la semaine dernière.

«Puisque la ministre du Commerce international semble avoir lancé la serviette, le premier ministre peut-il faire ses valises, rencontrer les dirigeants de la communauté européenne et signer cette entente historique, pour l’avenir de toutes les provinces du Canada?» a lancé le député conservateur Denis Lebel.

Mme Freeland a fait valoir que sa décision était «réfléchie et calculée».