/entertainment/stage
Navigation

Du théâtre captivant

Les comédiens de la pièce La souricière parviennent, grâce à l’intrigue, à tenir les spectateurs en haleine jusqu’à la fin.
Photo Courtoisie Caroline Laberge Les comédiens de la pièce La souricière parviennent, grâce à l’intrigue, à tenir les spectateurs en haleine jusqu’à la fin.

Coup d'oeil sur cet article

On monte trop peu de suspenses policiers au théâtre. La pièce d’Agatha Christie, La souricière, présentement en tournée au Québec, répond en tout point aux attentes d’adeptes de thrillers.

Michèle Deslauriers, la metteuse en scène, a une fois de plus réussi à monter une excellente pièce, s’appuyant sur une talentueuse brochette de comédiens qui incarnent huit personnages très colorés, tous aussi menteurs les uns que les autres.

Parmi eux se dissimule un meurtrier que l’on aura beaucoup de mal à trouver. Tour à tour, chaque personnage sera soupçonné, si bien que les spectateurs se laisseront facilement entraîner dans cette histoire. Le texte de la reine du thriller, extrêmement bien ficelé­­, parviendra à brouiller les cartes, laissant planer le mystère pendant 90 minutes.

Mystérieux et intrigant

L’histoire, campée en 1950 dans une banlieue de Londres, s’amorce le jour où un couple, Mollie et Giles Ralston (Sonia Vigneault et Richard Robitaille), inaugure l’ouverture de leur manoir transformé en auberge. Quatre clients sont déjà attendus, dont une ancienne juge fortunée, Madame Boyle, des plus malcommodes, magnifiquement bien interprétée par Louise Deschâtelets. Sur place se trouve également Christopher Wren (Marc-François Blondin), un type étrange et excentrique, ancien militaire­­, ainsi que Mlle Casewell, une femme aussi froide qu’étrange, personnifiée par Stéphanie Crête-Blais qui sort extraordinairement bien de son registre­­ habituel.

Tandis qu’une tempête de neige s’abat dans la région, on apprendra par les médias qu’un meurtre vient d’être commis. Cette première victime est une femme, Maureen Lyon, récemment sortie­­ de prison, accusée de maltraitance à l’endroit de trois enfants.

Puis M. Paravicini (Jean L’Italien) fera irruption à l’Auberge, cherchant le gîte, coincé par la tempête de neige. C’est alors que le Sergent Trotter (Guillaume Champoux) fera son entrée à ski pour mener l’enquête, car il soupçonne que l’assassin de madame Lyon se trouve au manoir.

Succès international

En un rien de temps, une deuxième femme se fera assassiner. Cette fois il s’agit d’une cliente de l’auberge.

Deux meurtres à élucider, des personnages énigmatiques et une ambiance mystérieuse, voilà ce qui explique le succès que connaît la pièce The Mousetrap (titre original) qui a fait l’objet de plus de 25 000 représentations dans le monde. Comme dans toutes les histoires d’Agatha Christie, le dénouement sera surprenant et inattendu.

En tournée jusqu’au 30 avril 2017: www.lacomediehumaine.ca