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Le rêve d’entreprendre en hausse au Québec

Les jeunes ont de plus en plus l’intention de se lancer en affaires

Le rêve d’entreprendre en hausse au Québec
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Le nombre de Québécois caressant l’intention d’entreprendre a triplé depuis le calcul de l’Indice entrepreneurial québécois, qui a commencé en 2009. En 2016, cet indice est de 21 %.

La volonté des jeunes de 18 à 34 ans augmente aussi d’année en année (42,2 % en 2016 contre 36,6 % en 2015). Les immigrants sont, par ailleurs, plus nombreux en proportion à devenir entrepreneurs, ou à souhaiter le faire, que la population en général.

Cet Indice, créé par le Réseau M de la Fondation de l’entrepreneurship, est présenté par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Il est produit en partenariat avec l’Institut d’entrepreneuriat Banque Nationale | HEC Montréal et par la firme Léger, qui sonde non seulement des propriétaires québécois d’entreprises (800), mais plus d’un millier de jeunes.

Nombreux efforts

Ce taux élevé d’intention, notamment chez les jeunes, est le fruit de nombreux efforts déployés pour soutenir une culture entrepreneuriale forte au Québec, croit Michèle Boisvert, première vice-présidente, Rayonnement des affaires de la Caisse de dépôt et placement du Québec.

«Aujourd’hui, non seulement cette carrière apparaît légitime, mais elle est même devenue un choix optimal, surtout chez les jeunes.»

Les femmes ont, quant à elles, une présence encore timide dans la chaîne entrepreneuriale, note l’Indice.

Les secteurs d’intérêt

Tout comme en 2015, l’intérêt pour le secteur manufacturier est faible (5,3 %) chez ceux qui ont l’intention de se lancer en affaires, contrairement aux secteurs des services professionnels (16,9 %) et du commerce de détail (12 %).

Dans cette édition 2016, l’indice présente quatre grands profils parmi les entrepreneurs québécois: individualiste, enraciné, chef de file ou prudent.

L’«individualiste» (43,2 %) entreprend pour créer son emploi et occuper une niche très ciblée dans sa localité.

L’entrepreneur «enraciné» (37,45 %) représente plus du tiers des entrepreneurs. Son entreprise a de l’envergure sur le plan régional et une source d’emplois significative. Lui non plus ne lorgne pas le monde (12 %).

Le «prudent» (7,3 %) est un universitaire (68 %). Sa faible propension à prendre des risques et sa faible volonté à embaucher constituent deux freins importants pour lui.

Le «chef de file» (12,1 %), est aussi marqué par son haut niveau d’éducation (67 %). Il a l’intention de s’internationaliser dès le démarrage de son entreprise (70 %).

Indice entrepreneurial québécois 2016 du Réseau M