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Anne-France Goldwater visée par une plainte

Deux de ses confrères l’accusent de mépris des hommes

Anne-France Goldwater visée par une plainte
Photo le Journal de Montréal, Pierre-Paul Poulin

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Deux avocats qui dénoncent les propos «offensants» et «dénigrants» d’Anne-France Goldwater envers les hommes ont déposé une plainte contre elle au syndic du Barreau du Québec vendredi.

De passage à l’émission Tout le monde en parle de Radio-Canada le 23 octobre, la colorée avocate a affirmé que «les hommes sont utiles pour quelque chose, mais pas nécessairement pour grand-chose» et que «les garçons, on leur enlève les couches à l’âge de 30 ans».

«Si c’est un homme qui avait tenu des propos aussi offensants et dénigrants envers les femmes à la télévision, il y aurait eu des feux dans les rues. C’est inacceptable», estime l’avocat Marc-Antoine Desjardins, 41 ans.

<b>Marc-Antoine Desjardins</b><br>
<i>Avocat</i>
Photo tirée de Facebook
Marc-Antoine Desjardins
Avocat

La goutte

Son confrère Pierre-Marc Boyer et lui reprochent aussi à Me Goldwater d’avoir dit que les «hommes sont des agresseurs» lors d’une entrevue à l’émission Salut, Bonjour! jeudi dernier.

«C’est la goutte qui a fait déborder le vase. C’est de la misandrie [du mépris des hommes] ouvertement affichée et tolérée», déplore Me Boyer, âgé de 36 ans.

<b>Pierre-Marc Boyer</b><br>
<i>Avocat</i>
Photo courtoisie
Pierre-Marc Boyer
Avocat

De son côté, Anne-France Goldwater a préféré ne pas commenter l’affaire en raison de l’enquête à venir. Elle a toutefois dit au Journal que ses propos s’inscrivaient dans un contexte où elle parlait de sa propre vie.

Déontologie

Selon le Code de déontologie des avocats, ceux-ci doivent agir avec honneur, dignité, intégrité, respect et courtoisie.

Me Goldwater a donc un devoir de réserve à respecter en tout temps, estiment les deux plaignants. «On s’est basés sur le Code pour faire notre plainte, mais notre réflexion va plus loin que le cadre juridique», insiste Me Boyer, qui se défend de vouloir faire mauvaise presse au mouvement féministe et à Anne-France Goldwater.

Selon les deux hommes, les revendications des femmes concernant l’égalité des sexes sont complètement légitimes. «On veut une société égalitaire, mais pas dans un climat qui méprise la masculinité comme en ce moment», dit M. Boyer.

Le syndic du Barreau du Québec n’a toujours pas donné suite à la plainte.