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Si j'étais libérale

Si j'étais libérale
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Si j’étais libérale, depuis quelques semaines, j’aurais à peine haussés les sourcils. 

 

Allégations de corruptions et de fraudes ?

 

Bah, on en a vu d’autres ! 

 

Des collecteurs de fonds sur la sellette ? 

 

Mais encore ?  

 

Un député qui doit quitter le caucus, éclaboussé par un scandale ? 

 

Et alors ? 

 

Une émission d’Enquêtes qui fait mal paraître mon gouvernement ?

 

Ah bon ? 

 

Et puis, après ? Les électeurs continueront de voter pour nous ! 

 

30 % des votes assurés, au moins 50 comtés gagnés les doigts dans le nez, amenez-en, des scandales ! 

 

Finalement, les éclaboussures se suivent et se ressemblent, elles passent sur le Parti libéral comme de l’eau sur le dos d’un canard. 

 

Du côté des électeurs, pas de questionnement. 

 

Le parti libéral a une base en béton et ceux qui en font partie ne s’intéressent pas aux déclarations médiatiques ou encore de l’opposition et revoteront PLQ les yeux fermés. 

 

Les autres qui vivotent auront peur d’un impossible 3e référendum et cocheront, sur leur bulletin de vote, la pastille associée au Parti libéral. 

 

Vraiment, si j’étais libérale, je serais heureuse : rien ne pourrait affecter sérieusement mon gouvernement et aucun tremblement de terre n’ébranlerait les colonnes de mon temple. 

 

Les nationalistes et les souverainistes continuent de se diviser, des micros-partis naissent dans les sous-sols ou les assemblées de cuisine, vive la démocratie ! 

 

Si j’étais libérale, je pourrais dormir en paix.

 

L'an 2018 est loin et chargé de belles promesses.