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Proulx contre la police des réseaux sociaux

Il faut d’abord revoir les façons de faire au ministère, dit le ministre de l’Éducation

Par l’intermédiaire de son attachée de presse, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’est dit «surpris» et «mécontent» de savoir que son ministère envisageait de surveiller les médias sociaux pendant les examens.
Photo d'archives, Simon Clark Par l’intermédiaire de son attachée de presse, le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, s’est dit «surpris» et «mécontent» de savoir que son ministère envisageait de surveiller les médias sociaux pendant les examens.

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Le ministre de l’Éducation, Sébastien Proulx, est en désaccord avec le fait d’envisager, à ce moment-ci, une surveillance des réseaux sociaux pendant la période d’examens.

Le Journal rapportait vendredi que le ministère de l’Éducation a publié récemment un appel d’intérêt pour des services visant à assurer une veille des médias sociaux pendant les épreuves ministérielles.

En juin, Québec a dû annuler une partie de l’examen d’histoire de quatrième secondaire parce que son contenu avait circulé sur Facebook.
 
Pas d’autorisation
 
«Surpris» et «mécontent» de cette nouvelle, le ministre Proulx a d’abord tenu à préciser qu’il n’a jamais autorisé cette démarche.
 
«Avant de penser à surveiller les élèves, on va regarder nos méthodes et nos façons de faire», a-t-il indiqué par l’intermédiaire de son attachée de presse, Marie Deschamps.
 
Il est beaucoup trop tôt pour envisager une telle solution puisqu’aucune analyse exhaustive de la situation n’a encore été réalisée, précise Mme Deschamps.
 
Alors que le ministère de l’Éducation veut augmenter les mesures de sécurité pendant les examens, d’autres suggèrent plutôt de repenser complètement l’évaluation des élèves pour mieux l’adapter au XXIe siècle.
 
Avoir Accès à internet
 
C’est le cas de la Fédération des établissements d’enseignement privés (FEEP), où on considère que les élèves devraient avoir accès à internet pendant les examens ministériels, comme dans la «vraie vie».
 
«Qu’est-ce qu’on veut mesurer au juste? Si les questions sont “googlables”, c’est que la question n’est pas bonne, affirme Normand Brodeur, directeur de l’innovation et du développement pédagogique à la FEEP. Les informations sont disponibles, l’important est de savoir ce que l’élève va en faire.»