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Bergevin s’implique à Pointe-Saint-Charles

Il a organisé un événement pour l’organisme «Partageons l’espoir» avec son idole, Guy Lafleur

Marc Bergevin
Photo Pierre Durocher

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Marc Bergevin a grandi à Pointe-Saint-Charles et son attachement envers cet ancien quartier d’ouvriers est toujours bien vivant.

Marc Bergevin a grandi à Pointe-Saint-Charles et son attachement envers cet ancien quartier d’ouvriers est toujours bien vivant.

Le directeur général du Canadien était fier de nous montrer, samedi midi, le petit aréna de la rue Hibernia, alors qu’il participait à une activité de l’organisme «Partageons l’espoir», qui fournit un soutien important aux jeunes de ce quartier défavorisé.

Bergevin a lui-même eu l’idée d’organiser un match de hockey amical afin d’amasser des fonds (environ 50 000$) pour cette cause qui lui tient à coeur.

Guy Lafleur et lui dirigeaient chacun une équipe formée de gens qui avaient déboursé jusqu’à 4250$ à titre de dons.

«C’est ici que j’ai commencé à jouer au hockey à l’âge de cinq ans, a lancé Bergevin en pointant la patinoire. Et au deuxième étage, on s’amusait au hockey cosom. L’endroit n’a pas changé.

«Je suis heureux que Guy ait pu participer à cet événement. Il a toujours été mon idole, a-t-il souligné. Je me souviens que je m’étais fait prendre en photo avec lui quand j’avais 12 ans.»

Lafleur a bien ri lorsqu’on lui a mentionné ce fait.

«Disons que ça ne me rajeunit pas!» a dit cette légende, toujours aussi populaire et en demande.

Une cause qui lui tient à coeur

Bergevin est heureux d’avoir l’opportunité de faire quelque chose pour aider la communauté locale.

«Ça vient me chercher, a-t-il confié au Journal de Montréal. Je ne serais pas directeur général du Canadien si je n’avais pas bénéficié de l’aide de la communauté à l’époque. Les jeunes du quartier ont un grand besoin de soutien et de ressources. Je trouve que l’organisme "Partageons l’espoir" mérite notre appui.»

Bergevin est sincère lorsqu’il parle de sa relation avec Pointe-Saint-Charles, lui qui a grandi dans un modeste logement dans lequel s’entassaient huit personnes.

«Mon père travaillait juste en face de l’aréna, à la caserne de pompiers, qui est devenue une bibliothèque, a-t-il dit. D’ailleurs, j’ai deux cousines qui vivent toujours dans le quartier.»

La directrice générale de «Partageons l’espoir», Fiona Crossling, a indiqué que l’organisme est financé à 95% par des dons et que l’édifice situé sur la rue Fortune a un urgent besoin de réparations majeures.

«Il nous manque encore une somme de 700 000$», a-t-elle mentionné. Les gens intéressés à faire des dons n’ont qu’à consulter le site web partageonslespoir.ca.

Les priorités de l’organisme sont de s’assurer que les jeunes du quartier puissent obtenir du soutien pour une alimentation saine, pour l’achat de fournitures scolaires et en vue de leur préparation vers le monde du travail. Le taux de décrochage dans le quartier atteignait 51% en 2014.