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MacLeod en liberté

L’humoriste présente son spectacle Libre: sexe, argent ... et vérité

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Ça lui démangeait de nous dire nos quatre vérités ou plutôt de parler de tout et de rien sans filtre. C’est le malin plaisir qu’a pris Peter MacLeod, hier soir, pour la rentrée montréalaise de Libre : sexe, argent...et vérité au Théâtre St-Denis.

En 90 minutes sans entracte, l’humoriste de 47 ans a fait rire grassement avec son franc-parler et ses sacres, sans sortir de sa zone de confort.

Dans son cinquième one-man-show, il s’attaque à tout ce qui selon lui nous enchaîne au quotidien. À commencer par la multitude de règlements qui nous encadrent.

«J’étais au Tim Hortons, et j’ai vu une police entrer. J’ai caché mon téléphone!»

Les «Like» et Facebook

Le grand gaillard s’en prend aux réseaux sociaux: «C’est de la marde, les «likes». Ça vaut rien. Neil Armstrong est allé sur la lune pas de «like». Yé allé sur la lune, pas à Longueuil. »

Il raille aussi les élans de solidarité que les attentats suscitent sur Facebook, comme les attentats en Belgique par exemple. «Ginette de Terrebonne qui se rallie à la Belgique », doit se dire un terroriste, «je ne suis plus motivé, je pense que je mets ma ceinture d’explosifs sur Kijiji».

Les peurs qui briment nos libertés le préoccupent aussi grandement, «comme les mots, parce qu’ils peuvent offenser les gens», et donnent lieu aux blagues sans filtre sur les ethnies, mais les plus éculées du spectacle.

«Les Chinois ne sont pas faits pour chauffer un char. Ils l’ont pas. Arrêtez d’être mal, je suis pas raciste, mais il y a pire, la vieille Chinoise.»

«On est tous pareils, on pense tous pareil». Comme la promotion de la carte Inspire de la SAQ, qui lui donne envie de dire: «Ton estie de carte Inspire, tu peux te la crisser dans un endroit aromatique et charnu».

Liberté d’expression

Mais quand vient le temps de s’avancer sur la liberté d’expression, MacLeod se garde une petite gène. «Quand le petit Jérémy qui se fait un album danse... non,esti, je vais pas là», se ravise-t-il concernant l’affaire qui a opposéMike Ward à Jérémy Gabriel.

Les mensonges aussi nous briment, comme «Le prof qui te dis t’as pas idée à quel point ça va te servir l’algèbre un jour. Jamais...» ou le vendeur de chars, qui veut te vendre une mini vanne sport «jamais qu’un gars qui a une Lamborghini va se dire qu’il manque d’espace et qu’il va s’acheter une mini vanne sport».

S’il malmène la religion, c’est surtout pour ramener à l’avant-plan quelques blagues grivoises.

«Les musulmans se font exploser en pensant qu’ils vont avoir une récompense de 72 vierges. Est-ce que c’est vraiment ça que tu veux, des vierges. C’est pas un Dieu qui a décidé de voiler les femmes, qui choisissent d’aller à la plage avec un suit de bobsleigh.»

Dans le numéro de la fin, sur une note plus sérieuse et personnelle qui détonne du reste, il parle de sa vie qui a pris une tout autre direction après avoir frôlé la mort dans un écrasement d’avion en 2013. Depuis, il se donne droit à l’erreur. «La réussite, c’est d’avoir eu le courage d’essayer.»


♦ Libre: sexe, argent ... et vérité est présenté au Théâtre St-Denis jusqu’au 19 novembre.