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Laïcité: Lisée veut interdire les signes religieux aussi chez les nouveaux enseignants

identite PQ
Photo Simon Clark Jean-François Lisée

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Le nouveau chef péquiste Jean-François Lisée durcit sa position sur la laïcité: il étend l'interdiction des signes religieux aux nouvelles enseignantes et éducatrices en garderies et veut bannir le tchador de la fonction publique.

Après un sondage d'opinion défavorable, le Parti québécois se colle sur la position identitaire de la CAQ. M. Lisée avait pourtant promis il y a quelques jours à peine de reléguer les enjeux identitaires au second plan.

Durant la campagne à la direction, le député de Rosemont proposait d'interdire le port de signes religieux apparents chez les juges, policiers et gardiens de prison. Il militait également pour qu'on suggère aux employés de l'État d'afficher la neutralité religieuse, sans toutefois l'imposer. Mais c'est son ouverture à une discussion sur l'interdiction de la burqa et du niqab dans l'espace public qui a mis le feu aux poudres.

Après son élection à la tête du PQ, il avait promis de «rééquilibrer» sa position pour réussir à rassembler ses troupes.

Jean-François Lisée a annoncé jeudi que les enseignants et les employés des Centres de la petite enfance devront aussi afficher la neutralité s'il est porté au pouvoir. Cette mesure s'appliquera graduellement. Les enseignantes et les éducatrices actuelles qui portent des signes religieux «préserveront leurs droits acquis» et pourront donc continuer de le faire.

En plus de la burqa et du niqab, il veut bannir le tchador de la fonction publique. Ce long voile noir qui couvre le corps des femmes des pieds à la tête à l'exception de l'ovale du visage est permis en vertu du projet de loi libéral sur la neutralité de l'État.

Le chef péquiste souhaite toujours qu'on se penche sur le port du voile intégral dans l'espace public. «Une équipe de parlementaires et d'experts sera chargée d'examiner les expériences étrangères en ces matières et déposera ses propositions au gouvernement à l'automne 2019», précise la proposition de l'aile parlementaire péquiste.