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7 bienfaits de la musique

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Ce serait difficile de trouver des mauvais côtés à l’écoute de nos chansons et de nos airs préférés, mais quels sont au juste les bienfaits ? Existe-t-il des avantages psychologiques à écouter de la musique ?

1. À quoi sert la musique?

Elle aurait 129 fonctions selon le psychologue Thomas Schäfer et ses collaborateurs. Parmi ces fonctions, on trouve: «ça m’aide à penser à moi», «ça me donne des feelings», «c’est ­réconfortant», «par la musique, je m’évade», «j’oublie mes problèmes», «elle donne du sens à ma vie». En réalité, les chercheurs ont repéré trois fonctions principales: la musique stabilise l’humeur, elle aide à mieux se comprendre et, dans une moindre mesure, elle ­stimule les liens sociaux.

2. Un air joyeux pour créer, un air triste pour se concentrer.

En 2006, à ­Toronto, G. Rowe et ses collaborateurs ont évalué les effets d’une musique joyeuse et d’une musique triste sur certaines capacités cognitives. Résultat: pour les tâches créatives, inventives, pour avoir des idées nouvelles et inattendues, on ferait bien d’opter pour l’écoute d’un air guilleret. Tandis que pour trouver la solution à un problème précis, un air triste renforcerait notre concentration sur un seul objectif.

3. La musique modifie la ­générosité.

Rona Fried et Leonard Berkowitz se sont intéressés au lien entre altruisme et musique en 1979. Dans une cafétéria universitaire américaine, 80 personnes devaient entendre une sélection musicale ou le silence pendant 7 minutes. On les a répartis en quatre groupes: musique apaisante, musique stimulante, musique «aversive» et silence. Tout de suite après avoir supposément terminé la recherche, une assistante demandait de l’aide aux 80 personnes. Elle spécifiait qu’il s’agissait d’une ­faveur. Résultat: ceux qui avaient entendu la musique apaisante ont rendu service dans une grande proportion, ceux qui avaient entendu une musique entraînante ou rien du tout ont aidé dans une moindre ­mesure et ceux qui avaient subi une musique «aversive» (c’était du free jazz) ont été encore moins aidants.

4. Apaiser la douleur.

Comme le rapporte Nicolas Guéguen, certains airs musicaux pourraient atténuer notre perception de la douleur. C’est en effectuant des coloscopies qu’un chercheur de Hong Kong a pu confirmer que les gens qui avaient entendu de la musique pendant l’intervention rapportaient moins de douleur ressentie que ceux qui avaient vécu l’expérience dans le silence. Peut-être que les muscles se détendent?

5. Favorable à la mémoire.

En 1993, des chercheurs de Pennsylvanie ont fait suivre divers programmes de loisirs à 60 patients atteints de la maladie d’Alzheimer. Ils les ont répartis en trois groupes: 1. loisirs au son de la musique ; 2. loisirs de casse-têtes ; 3. peinture et dessin. Six mois plus tard, on a demandé aux patients d’évaluer les activités. Résultat: les personnes du premier groupe se sentaient plus alertes, plus heureuses et avaient plus de mémoire que celles des autres groupes. Faites vos loisirs au son de la ­musique!

6. Pour calmer les bébés.

La professeure Isabelle Peretz – qui est également codirectrice du BRAMS, un laboratoire ­international de recherche sur le cerveau, la musique et le son – souligne que les chansons sont plus efficaces que le «parler bébé» quand il est question d’attachement entre un bébé et sa maman. À Montréal, en 2015, Mariève Corbeil, Sandra E. Trehub et Isabelle Peretz ont signé cette recherche: trente bébés âgés de 6 à 9 mois sont restés calmes pendant une moyenne de 4 minutes au son d’une parole adulte, 4 minutes au son d’un «parler bébé», 9 minutes au son d’une chanson enfantine turque! Oui, turque, donc inconnue des bébés. Les chansons enfantines seraient un excellent outil pour l’apprentissage de la maîtrise des émotions. Elles répondent à un besoin de répétition et de simplicité. Rappelons-nous de combler les tout-petits de chansonnettes.

7. Mieux apprendre.

En Californie, pendant 8 mois, des enfants de 3 et 4 ans ont suivi des cours de piano et de chant, d’autres ont suivi des cours d’informatique, d’autres n’ont eu aucun cours particulier: le groupe des ­musiciens s’est révélé plus apte aux casse-têtes et à l’apprentissage du langage. Même en classe, les effets de la musique pourraient améliorer les capacités des élèves: à Londres, des enfants de 10 et 11 ans devaient résoudre des problèmes mathématiques au son d’une musique ou en silence. Résultat: 36 exercices terminés avec musique, 27 exercices sans musique.

On pourrait continuer longtemps et parler des effets du chant choral sur le sentiment de cohésion, de la réduction de l’anxiété grâce à la musique, du fait qu’entendre du Mozart améliorerait la concentration et que Bach favoriserait les opérations ­mathématiques... La seule chose nuisible serait d’écouter une musique qu’on n’aime pas!