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Aide alimentaire: de plus en plus de demandes dans le Grand Montréal

Les travailleurs, les mères monoparentales et les jeunes y vont de plus en plus

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Photo d’archives Les organismes de bienfaisance invitent les habitants du Grand Montréal à faire preuve de générosité envers les moins bien nantis à l’approche du temps des Fêtes.

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L’année a été difficile pour les banques alimentaires du Grand Montréal avec près de 950 000 demandes d’aide par mois en 2016, une hausse de 8 % par rapport à 2015.

C’est ce qui ressort du Bilan-Faim 2016, une étude annuelle menée par Les banques alimentaires du Québec. En mars dernier, ce sont 946 578 demandes d’aide alimentaires qui ont été reçues par les organismes chapeautés par Moisson Montréal, Moisson Laval et Moisson Rive-Sud. Aussi, 742 323 repas et collations ont été servis pendant cette période.

Si c’est à Montréal que le plus gros des demandes a été reçu avec 658 000 demandes présentées dans une banque alimentaire, c’est sur la Rive-Sud où les besoins croissent le plus rapidement. Le nombre de visites a augmenté de 33 % dans les banques alimentaires desservies par Moisson Rive-Sud.

Travailleurs et étudiants

Partout, le visage de la pauvreté a changé, ont constaté les organismes, qui servent de plus en plus de travailleurs et d’étudiants. À Laval, 30 % des ménages qui ont présenté une demande étaient composés de jeunes adultes âgés de 18 à 35 ans. Plus précisément, trois nouvelles demandes sur quatre ont été formulées par des mères monoparentales.

«Les jeunes ont de plus en plus recours à l’aide alimentaire, c’est préoccupant», a déploré le directeur général de Moisson Laval, Jean Gagnon.

Les organismes de bienfaisance profitent de l’arrivée du temps des Fêtes pour inviter les habitants du Grand Montréal à faire preuve de générosité auprès des moins bien nantis.