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Air Miles: Québec songe à encadrer les programmes de récompense

La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée
Photo Simon Clark La ministre de la Justice, Stéphanie Vallée

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La ministre Stéphanie Vallée évalue actuellement la possibilité d’encadrer les programmes de récompense comme Air Miles. Le gouvernement n’entend toutefois pas bouger avant les Fêtes.

«J’ai demandé à la présidente de l’Office de la protection du consommateur de faire un rapport plus étoffé sur la situation ou les possibilités d’encadrement des primes de récompense, puisque, dans d’autres législatures, on a posé des gestes d’encadrement», a fait valoir Mme Vallée mercredi à l’Assemblée nationale.

La ministre de la Justice décline toutefois l’offre du Parti québécois, qui était prêt à accélérer la cadence des travaux parlementaires pour légiférer exceptionnellement avant Noël.

«Une analyse est en cours. On va prendre le temps de bien faire les choses. D’ici Noël, je pense qu’on a d’autres dossiers prioritaires également», a-t-elle précisé.

Mme Vallée rappelle qu’à l’heure actuelle, la loi interdit aux entreprises de faire des représentations fausses ou trompeuses et de passer sous silence des faits importants. Elle précise également que seulement 14 plaintes ont été déposées à l’Office de protection du consommateur concernant les Air Miles.

Urgence d’agir

Le député péquiste Maka Kotto insiste pour que le gouvernement agisse rapidement puisque plusieurs milliers de Québécois verront leurs points Air Miles expirer à la fin de l’année. À compter du 31 décembre, les miles accumulés avant 2012 disparaîtront en raison d’une politique d’expiration de cinq ans mis en place par la compagnie en 2011.

Le député de Bourget a d’ailleurs tendu la main à sa vis-à-vis libérale en l’assurant de toute la collaboration de l’opposition officielle.

«Cela équivaut à une perte économique nette pour les consommateurs qui sont forcés de changer subitement leur plan. Bon nombre d’entre eux ont accumulé ces points pour s’offrir un voyage de rêve à leur retraite et pourront plutôt les dépenser rapidement, compulsivement, pour ne pas les perdre!» se désole M. Kotto.