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Questions en anglais: Khadir veut que les anglophones soient informés de la «corruption libérale»

Amir Khadir
Photo Simon Clark Amir Khadir

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Dans un geste inédit, le député solidaire Amir Khadir a posé ses questions dans la langue de Shakespeare mercredi à l'Assemblée nationale pour que les électeurs anglophones soient informés du «financement illégal» au Parti libéral.

«The corruption is not just en français, a plaidé le député de Mercier. Les anglophones sont très attachés au Parti libéral, qui reçoit 80 % de leur appui. Mais seulement le quart d'entre eux semblent au courant du financement illégal du parti au pouvoir. Dans l'intérêt public, je vais donc poser ma question en anglais, car les anglophones ont le droit d'en savoir davantage».

L'élu de Québec solidaire affirme que les libéraux sont les «champions» toutes catégories des dons illégaux. Il déplore que cet argent serve à gagner des élections. 

Selon M. Khadir, en raison de leur proximité avec le PLQ, les médias anglophones sont moins «incisifs» sur les problèmes de corruption des libéraux.

«Quand on aime quelqu'un, on a tendance à nier ses problèmes, on a tendance à se fermer les yeux sur ses fautes. Alors, il se peut aussi que, dans les médias anglophones, il y ait une plus grande, je dirais, difficulté à jeter une lumière crue sur la corruption dans le financement du Parti libéral», croit-il.

Le fait que les bulletins de nouvelles des chaînes nationales anglophones comme CTV ou CBC accordent moins d'importance aux informations du Québec n'est pas non plus étranger à ce phénomène, insiste le solidaire.

Amir Khadir se présente comme un grand défenseur de la langue française. Dans l'intérêt de la nation québécoise, il a tout de même jugé bon recourir à la langue anglaise dans l'enceinte du Parlement. Pour «que le Québec ne soit pas soumis aux diktats de l'argent sale ramassé par le Parti libéral, (...) j'estime qu'on est en droit de poser des questions en chinois, en espagnol, en hindi, en farsi et en anglais!».