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Mort de Thierry Leroux: aucune accusation

Thierry Leroux
Photo Facebook Thierry Leroux

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Aucune accusation ne sera portée à la suite du décès du policier Thierry Leroux et du suicide d’un autochtone qui a suivi sur la communauté autochtone de Lac-Simon.

Le 13 février, le policier de la police autochtone de Lac-Simon en Abitibi, Thierry Leroux, 26 ans, et un de ses collègues sont intervenus dans une résidence pour répondre à un appel. 
 
Alors qu’il se trouvait au sous-sol de la résidence, Thierry Leroux avait été abattu, à bout portant, de deux balles dans le dos. Le tireur, Anthony Raymond Papatie, 22 ans, s’est ensuite suicidé. «Désolé tout le monde. Je m’en vais asteure, j’ai tué un policier» a-t-il écrit sur sa page Facebook avant de passer à l’acte. Il était à jeun au moment du crime.
 
«Dans mon esprit, ça vient confirmer qu’il s’agit d’un meurtre prémédité. On ne savait pas qu’il avait tiré à deux reprises. [...] Nous ne sommes pas surpris qu’il n’y ait pas d’accusation. C’était un geste d’une seule personne et Thierry et son collègue sont intervenus correctement», a dit le père du policier décédé, Michel Leroux.
 
L’enquête sur cet événement avait été confiée à la Sûreté du Québec. La Direction des poursuites criminelles et pénales a annoncé hier matin qu’il n’y aurait pas d’accusation dans ce dossier. 
 
«J’attends impatiemment le rapport du coroner parce que ça pourrait remettre en question la façon dont on traite la maladie mentale au Québec. De mon point de vue, la mort de Thierry aurait pu être évitée si le système était intervenu correctement», a dit M. Leroux.
 
Après le décès de son fils, M. Leroux avait même rencontré la famille du tireur. «Il y a du très bon monde dans cette communauté. Mais il y a des problèmes de toxicomanie et d’alcool», a-t-il dit.

« Chus mort »

Dans la soirée du 13 février 2016, vers 22 h 20, une personne fait appel au Service de police de Lac-Simon pour requérir la présence de policier en mentionnant «que ça tire».

Thierry Leroux et un collègue se rendent à la résidence et sont informés qu’un homme se trouve au sous-sol.

En entrant dans la maison, un des policiers s’est dirigé vers les escaliers du sous-sol tandis que l’autre a rencontré des témoins au rez-de-chaussée.

Le collègue de Thierry Leroux apprend en jasant avec des gens sur place que l’homme au sous-sol est suicidaire, qu’il veut se suicider et que l’arme à feu se trouve chez un voisin.

Thierry Leroux, 22 ans, discute avec l’homme au sous-sol. Son collègue chuchote alors à Thierry les informations qu’il vient d’apprendre et dit à l’homme suicidaire qu’il ne le menacera pas comme ça en le pointant avec son index.

Le collègue de M. Leroux invite l’homme à monter pour discuter. Pendant qu’il se dirige vers une chambre pour discuter avec des personnes sur place, il entend alors que Thierry Leroux descend au sous-sol rapidement. Il fait demi-tour pour se rendre à l’escalier, mais un coup de feu se fait entendre, suivi d’un autre.

À la demande du policier, les occupants sortent tous de la maison. Le policier tente de communiquer avec son collègue descendu au sous-sol avec la radio portative, il entend une voix dire: «chus mort». Il se rend dans l’escalier où il voit son collègue couché à plat ventre, ce dernier ne montre aucun signe de vie. Le policier sort de la résidence pour se barricader et il communique, vers 22 h 28, avec son supérieur pour l’informer de la situation. Ce dernier requiert l’assistance de la SQ.